And sparkle sounds to say.

« So, how are you holding up ? Because… I'm a potatoe. »

Mois : août 2010

OptimiZ3d

Certes, je suis un geek.
Et quand on m’a dit qu’il fallait optimiser mon blog, je l’ai compris dans le mauvais sens. Mais ! Finalement, à défaut de le rendre plus mieux, je vais faire un article un peu plus joyeux que les autres.

C’est l’histoire d’un petit bonhomme qui se promenait dans la rue, entre de hauts bâtiments gris, par un matin pluvieux.
Ce petit bonhomme ne savait pas où il allait, ni pourquoi, ni comment. Alors il réfléchissait, afin de trouver des réponses à ces questions. Et il réfléchissait beaucoup, beaucoup, sans observer le paysage qui défilait à ses côtés, et sans faire attention aux passants.
Il était totalement aveugle au monde l’entourant. Il marchait tout droit et sans but, en bas devant lui.
De son univers, il n’apercevait que le sol maculé de saletés, que les gens qui tombaient par terre. Notre petit bonhomme n’aimait pas vraiment ce monde. Sans trop savoir pourquoi, mais il ne l’appréciait pas.

Et puis un jour, alors qu’il continuait son chemin, quelqu’un se cogna à lui sans prévenir. C’était le premier contact avec d’autres gens depuis fort longtemps. Voulant s’excuser, il observa plus attentivement la personne qu’il venait de croiser, et aperçut avant tout un sourire qu’arborait son visage radieux. Un sourire. Un vrai, qui vous met le baume au cœur.
Ne comprenant pas pourquoi cette demoiselle souriait tant, le petit bonhomme s’assit sur un banc avec elle, et ils discutèrent longuement.
Leurs bouches dévidèrent les fils de leurs vies, de leurs joies et peines, de leurs goûts, dans une atmosphère de joie que donnait la jeune fille.
A la fin de cette discussion, le bonhomme s’en alla et reprit son chemin, et il avait un peu relevé la tête. Il voyait maintenant les autres personnes qui marchaient comme lui. Certains semblaient hargneux, d’autres sautaient de joie dans tous les sens, d’autres avaient un regard sombre comme la nuit.
Il apprit ainsi à observer la beauté d’un regard.

Certains passant se retrouvaient à faire quelques mètres avec lui, et cela lui permit d’entamer de courtes discussions avec eux. Chacun des personnages s’en allait de cette discussion avec une connaissance en plus, un peu de joie supplémentaire, ou encore des idées pour commencer cette journée.

Alors que notre petit monsieur continuait d’avancer, toujours rongé par des pensées sombres, quelqu’un lui tapota sur l’épaule et l’embrassa sur les deux joues en riant. Puis cette personne repartit avec un sourire jusqu’aux oreilles. Le petit bonhomme avait les joues toutes enflammées ce cette rencontre et se surprit à sourire de plus belle.
Mais ils se recroisèrent de nombreuses fois, et chacun de leurs moments ensembles étaient autant de paroles, d’humour, de joies partagés.

Et ses pensées, qui n’étaient au départ qu’un tourbillon noirci et chaotique, s’éclaircissaient au fur et à mesure de ses rencontres. Lorsqu’un événement recréait des nœuds dans son esprit, alors comme par hasard il recroisait de nombreuses personnes et discutait longuement avec chacune d’entre elles, et s’en repartait tout joyeux et regonflé.

Et à chaque fois que des personnes prenaient le temps de l’écouter, sa tête se relevait un petit peu plus. Il apercevait alors le soleil et le ciel coloré qui se reflétaient dans les fenêtres, il aperçut le vol gracieux de quelques hirondelles planant entre les buildings.

Et puis parfois il se renfrognait à nouveau, pour une quelconque raison.
Alors, les gens auxquels notre petit bonhomme avait déjà parlé ou même, et c’est cela qui le surprenait le plus, qu’il ne connaissait pas énormément, accouraient à ses côtés et le secouaient afin de lui remettre les idées en place.

Et puis, un jour qu’il était ainsi remué par de nombreux passants, une main lui prit la tête et lui fit regarder le ciel.
Les volutes nuageuse sous un soleil doré se paraient de rose tandis que le disque lumineux se couchait derrière les flèches des gratte-ciels.

Et tous ses soucis s’envolèrent. Et il se dit que de toutes façons, regarder le sol ne lui apportait rien.
Alors il entreprit de sourire. Et il fit des efforts pour continuer à communiquer avec les gens qu’il avait rencontrés. Il voulait par-dessus tout rester en contact avec eux.

A ce jour, notre petit bonhomme est tantôt joyeux, tantôt heureux, parfois stressé, parfois rieur, parfois triste, parfois bougon.

Mais chacune de ses discussions avec ces gens aux yeux grands ouverts et pétillants de joie, aux sourires sincères et heureux de l’écouter le remplissent de joie.
Il aime toutes ces personnes. Grâce à elle, ce n’est plus un petit homme bougon qui regarde le sol, mais un humain souriant.

La fille aux lilas

Entre le chant des oiseaux et le doux murmure des feuillages, le bruissement d’un tissu flottant au vent se fait entendre.Les quelques rayons solaires filtrant à travers les frondaisons déploient leur lumière sur une jeune fille. Ses iris arrondis ont la couleur de l’émeraude, et son visage est entouré de boucles blondes parfois teintées d’ambre. Une couronne de feuillages orne sa tête, agrémentée par quelques lilas, marguerites et autres fleurs parsemant sa chevelure. Vêtue d’une légère robe blanche l’enveloppant naturellement, ses pieds nus foulent la terre meuble d’un pas souple sur le sentier serpentant entre les arbres millénaires. Les écureuils tout comme les musaraignes tendent l’oreille à son arrivée et les corneilles chantent de plus belle sur son passage. Ses mains caressent les branches sur son chemin, et il semble que la forêt lui montre la direction à prendre.
La jeune fille débouche sur une clairière nimbée de la lumière matinale, au centre de laquelle se trouve un piano à queue, au pied d’un chêne de quelques mètres. L’instrument semble se mêler aux racines de l’arbre, bien que paraissant tout à fait ordinaire de l’extérieur. Des petites pousses de roses et de houx ont saisi les pieds du piano et un tapis désordonné de feuilles recouvre en partie le clavier. L’être parcourt les touches ivoire de ses doigts fins et constate avec plaisir que l’instrument est parfaitement accordé. Elle s’assied sur une souche qui semblait comme prédisposée à cet usage, à distance adéquate du piano.
Sa poitrine se soulève doucement tandis qu’elle prend une longue inspiration. La forêt entière se tait. Seul persiste le murmure du vent dans les feuillages. Toute la vie de ces lieux a suspendu son activité et retient son souffle.Et arrive la première note, qui résonne à l’infini, comme donnant naissance à tout un nouveau monde.Les sons habituels de la forêt sont inexistants et seul un souffle léger vient ponctuer et enrichir la mélodie jouée par la dryade.
Bien que mélancolique, la musique est emplie de vitalité, et chaque être l’entendant la ressent comme calquée sur son esprit et créée pour lui.
Le compositeur, s’il en existe un, est inconnu. Il semblerait que ce soit la forêt, la vie et le soleil qui dictent les mouvements des doigts glissant sur le clavier incolore.
La jeune fille joue durant un temps indéfini, que nul ne prend la peine de mesurer, ne prêtant pas attention aux ombres qui se raccourcissent puis s’allongent à nouveau.
Les yeux clos, elle ne ressent aucune sensation hormis les notes surgissant instinctivement de ses doigts. Un flux d’énergie la parcourt de part en part tandis que ses mains bougent fébrilement sur l’instrument.
L’air même semble osciller de concert avec le forêt au rythme de la mélodie, qui s’arrête soudainement et sublimement en un point d’orgue majestueux. Calme, l’interprète se lève, respirant doucement.

Elle ouvre brusquement les paupières, dardant son regard émeraude et désormais empli d’étoiles vers l’infini.Puis, dans un souffle, la dryade disparaît sous le crépuscule.

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