En ce sombre jour du 15 octobre, la ville-lumière était étrangement enveloppée d’une lourde et désagréable obscurité. Les cieux d’habitude si bleus n’arboraient que différents tons de gris. Pas un seul rayon de ce si précieux soleil ne filtrait à travers cette oppressante masse nuageuse. C’est dans ce morne et déprimant cadre que je quittai une fois de plus la capitale pour retourner en « province ».
Malgré cette atmosphère fort pesante, j’ai vu pour la première fois la… personnification, en quelque sorte, de la saveur d’un instant.
Je vois bien que vous me regardez d’un air étrangement sceptique, prêts à me déclamer un « MER IL ET FOU ! », aussi permettez-moi de vous expliquer de quoi il retourne avant que vous ne preniez la fuite.

Lorsque je m’arrêtai comme à mon habitude au Relay de la gare d’Austerlitz pour y attraper de la lecture, je n’étais pas le seul à vouloir y faire quelques achats. La cliente qui me précédait devait avoir une année ou deux de plus que moi. Elle était plutôt petite, et brune. Elle venait ici pour s’acheter un Twix. N’ayant apparemment pas prévu le fait d’avance, elle s’empressa de sortir une pièce du fin fond de son sac afin de pouvoir payer le vendeur. Et à ma grande surprise elle déballa aussitôt sa friandise fraîchement acquise et la dégusta avec une grande joie apparente. Juste le fait de la voir savourer cet amalgame de caramels et chocolats, avec le sourire jusqu’aux oreilles et les yeux touts pétillants d’étoiles… On avait l’impression que cette bouchée avait suffit à rendre sa journée merveilleuse. Et j’ai trouvé ça beau.

Oui, j’ai trouvé ça beau de voir quelqu’un d’heureux grâce à une si petite chose. Le bonheur c’est contagieux. Avant cette « rencontre », je n’étais pas particulièrement heureux -ni malheureux d’ailleurs- mais cet événement m’a fait sourire.

Tiens, puisqu’on est partis, continuons donc dans l’optimisme.

J’ose supposer que chacun d’entre vous connaît Jade et les sacrés mystères de la vie ? A défaut de l’avoir lu, je pense que vous avez entendu ce titre au moins une fois dans votre vie…
Et bien j’ai lu pour la première fois cet ouvrage, et je dois reconnaître qu’il m’a beaucoup plu.

Ha, mais je vois qu’une question est sur le point de sortir de vos lèvres, aussi… CHUT !
De quoi traite ce livre ? De la joie, du bonheur, de l’amour, mais aussi de Dieu.

Je n’étais au départ pas spécialement attiré par ce côté religieux, mais il se fait finalement assez discret, et en fait en lisant on s’aperçoit qu’au fond il n’est que secondaire.
Optimiste. Ce livre est optimiste. Mais tellement beau et innocemment écrit que ça en devient un réel plaisir d’être heureux.
Jade décrit le bonheur et la joie, mais aussi la tristesse qui n’est au fond que l’une des faces d’un nuage, d’une façon tellement… pure que l’on ne peut que lui donner raison.

Ce livre est vraiment une perle que je vous conseille fortement.

Personnellement, il y a trois passages que j’ai énormément apprécié :
« C’est difficile de sourire quand on est malheureux. En fait, on apprend. Et on s’aperçoit vite qu’il est encore plus difficile d’être malheureux quand on sourit. »
« La vie est comme une fontaine, elle chante toujours. Il suffit de savoir l’écouter. »
« A quoi ça sert de thésauriser dans son cœur ? Les sentiments qui ne sont pas donnés sont des sentiments perdus ! »

Avec une mention spéciale à la dernière, évidemment.