And sparkle sounds to say.

« So, how are you holding up ? Because… I'm a potatoe. »

ʎɹoʇs

C’était une petite colline, au sommet battu, balayé et poli par les vents. Entourée de monts d’un vert sombre et parfois ornés de champs éclatants et lumineux, pourvue de forêts sur ses flancs et jusqu’à ses pieds.

D’un côté s’étendait une allée qui apparaissait illuminée d’activité une fois la nuit tombée. Une petite église agrémentée de quelques constructions en bois ou en pierre ainsi que de l’herbe simple, verdoyante et ondulant sous l’air ambiant, constituaient le point culminant de cette petite colline.

Nous étions à la mi-juillet, le ciel était d’un bleu sans impuretés et le soleil rayonnait sans ciller, loin au-dessus des frondaisons.

Tout a commencé à l’ombre d’un ukulélé, entre présentations et rires. Petit groupe « abandonné » là, à attendre quelques minutes l’arrivée d’une voiture.

Des goutes de couleur, souriantes et bariolées, vinrent à leur tour se loger sur cette petite colline. Ce petit groupe d’une quarantaine de personnes se retrouva réuni pour dix-sept jours.

23 juillet

Je m’allonge dans l’herbe légèrement humidifiée par une rosée crépusculaire.
Je ferme les yeux. le chant de quelques hirondelles ainsi que le bruissement des feuilles ondulant dans le vent parvient à mes oreilles en une curieuse mélodie.
Avec chacune de mes mains, j’attrape quelques brins d’herbe. Ces petits morceaux de vie tendus entre mes doigts me murmurent toute l’activité de ce sol terreux sur lequel je suis affalé.

Je m’étire autant que je le peux, et je sens le poids de mon corps s’évaporer peu à peu. Le souffle du vent, bien que léger, déclenche quelques frissons. Je me décide enfin à ouvrir les yeux.
Un nuage s’offre à moi, me proclamant toute sa morosité par une gerbe de gris noircie par l’absence de lumière ainsi que par le contre-jour lunaire.

En parlant de la Lune, cette dernière arbore un disque presque plein, dévoilant de multiples tâches noirâtres étant autant de cratères et dotant les nuages alentour d’un halo brumeux qui illumine l’espace tel une flamboyante aéronef.
Malgré la lueur diffusée par l’astre, quelques étoiles parviennent à pointiller le ciel nocturne de tâches lumineuses, nimbant les cieux d’autant de lucioles argentées.
Je pourrais m’endormir.

24 juillet

Les cailloux du sentier crissent sous mes pieds tandis que je me dirige vers le réfectoire. L’ai rais matinal ainsi que quelques gouttelettes de rosée déclenchent un petit frisson qui me fait enfiler un pull polaire. Ces derniers sont diablement bien faits. A la manière du pelage des ours vivant dans les étendues gelées de la banquise, sa texture crée une enveloppe d’air qui a pour particularité de conserver la chaleur.
Au moment où je me retrouve emmitouflé, je sens un petit peu d’air chaud m’envelopper. Je savoure cette sensation et hume l’air de ce matin. L’atmosphère plus que rafraîchie pénètre mes narines en créant un agréable picotement au niveau de mes joues.

J’aime ce moment.
Tant de silence. Pas de cris d’oiseaux ni de bruits d’enfants.
Aucun son tandis que je souffle quelques nuages de légère vapeur.

J’enfonce mes mains dans mes poches pour les protéger du froid. Je rêve qu’un petit oisillon vient se poser sur une branche basse puis sur mes doigts tandis que j’avance ma main vers ses plumes.
Enfin, la réalité me rappelle à elle alors que je me remets à penser.

Mon cœur bat à bon rythme après quelques échanges de balle au volley. je respire amplement afin d’emplir mes poumons d’oxygène.
En regardant autour de moi, je peux apercevoir des joueurs de chaque côté du filet ainsi que quelques groupes de filles assistant au spectacle. En arrière-plan, les arbres font un decrescendo en suivant la pente de la colline, découpant leur teinte turquoise sur des nuages d’un blanc laiteux et sur un ciel d’un bleu aussi pur que les yeux d’une princesse.

Un léger parfum de menthe lié à celui du chocolat, avec un soupçon de grenadine, emplit mes narines.

Je m’allonge dans l’herbe, les yeux fermés. Le contact de la nature sèche sur ma peau provoque un petit picotement sur mes bras, sensation très agréable. Je m’étends autant que je le peux. je sens un léger souffle de vent frapper mon corps et faire doucement onduler mon t-shirt..
Il me semble sentir une fourmi grimper le long de ma jambe gauche. Je la repousse doucement sur terre.

Mon corps entier est au repos. J’entends les feuilles des arbres à ma gauche qui, poussées par le vent, murmurent une liesse de mots m’étant totalement incompréhensibles.
Tandis qu’un nuage s’écarte, je sens le soleil ruisseler sur ma peau, provoquant une agréable sensation de chaleur sur mes bras et mon visage. A travers mes yeux fermés, je perçois une vive avalanche de lumière. Je les garde clos durant encore un instant pour profiter de mes autres sens.

Lorsque je les ouvre, c’est pour voir une masse nuageuse masquer une grande partie du ciel bleu. je peux apercevoir l’éclat solaire à la périphérie de mon champ de vision, à travers mon œil droit à moitié fermé et aveuglé par la lumière. il paraît qu’au soleil mes yeux se teintent de vert.
Je me relève et m’assieds pour admirer le paysage. Je vois quelques personnes assises, certaines écrivant, d’autres méditant sur je-ne-sais-quel sujet qui les intéresse. Je peux voir les feuilles en face de moi onduler sans ue le bruit de leur mouvement ne parvienne totalement à mes oreilles.

Un nuage se dresse au loin, surplombant l’à-pic des montagnes environnantes. Ils se déplacent toujours assez rapidement, signe d’un souffle puissant les habitant.
D’où je suis, je peux apercevoir leur masse cotonneuse de haut, du moins en partie.

Je m’allonge à nouveau pour profiter de quelques minutes supplémentaires d’ouverture au monde.

J’ouvre une dernière fois les yeux et regarde un triplet d’hirondelles voguer sur les vents.

[ La plume crisse sur le papier et projette son ombre sur les carreaux violacés d’un cahier à la couverture bleue.]

Les dernières paroles d’un chant résonnent encore dans ma tête.
L’univers m’entourant en ce moment est drapé d’ombre, uniquement éclairé par un halo de pleine lune. Aucun souffle de vent ne se ressent. La sensation du bois froid sur ma peau est très agréable.
J’entends les sons de la fête parvenir à mes oreilles et faire doucement trembler le sol.

Je vais danser.
Dans une légère pénombre, les gens exécutent des chorégraphies plus ou moins improvisées, au son de la musique diffusée par les hauts-parleurs. Le rythme de mon cœur s’adapte à celui, lourd, des basses. les pulsations m’entraînent moi aussi à bouger débilement dans tous les sens.

Il y a trop de lumière.

25 juillet

Le son des cloches me réveille par une tonalité étouffée par l’atmosphère. Je m’étire, emmitouflé dans son duvet tel un papillon naissant dans son cocon. L’air est frais et le contact de la toile glacée sur ma peau me fait frissonner. Je me prépare, soupire lentement, puis sors pieds nus de notre tente.
Le contact de la terre gelée et des herbes trempées, des cailloux du sentier, sur la paume de mes pieds provoque une sensation de douleur plus qu’appréciée en cet instant de la journée. Je marche étrangement, tentant en vain d’éviter les cailloux sans pour autant vraiment le vouloir, en me dirigeant vers la douche tout en frissonnant.

Arrivé sous l’eau brûlante et ruisselante qui me détend de manière plutôt efficace, je pense à Misguided Ghosts qui me trotte dans la tête. Aucune idée claire ne me traverse l’esprit. Je goûte cette tranquillité.
Toutes s’entremêlent, formant un nœud inextricable que je tente, avec un succès relatif, d’enfouir au plus profond de mes pensées.

[ Au fond, je n’ai jamais été qu’une plume devant une page vierge, à la recherche d’encre.]

Je me remémore une senteur de lilas associée à celle de la rose trémière. Le tout entouré d’un parfum de sève de sapin. La terre crissait doucement sous mes pieds tandis que la paire de lames que je tenais entre mes doigts entaillait la chair de ces fleurs.
J’imagine des êtres drapés de robes blanches, se mouvant sans bruit parmi les les plantes, s’y faufilant comme si elles en faisaient partie. Dryades ?

Brick by Boring Brick fait résonner ses accords à mes oreilles tandis que je fais briller les vitres avec un essuie-tout magique.
21 Guns vient ensuite, dévoilant sa puissante batterie. Je connais les paroles, les sons tout comme le rythme absolument par cœur.
Ayant terminé mon œuvre, je me mets à « osciller » en rythme, à jouer les pulsations de la grosse caisse avec ma main droite. Je chante aussi juste que je le peux (ahem), jusqu’au solo de guitare qui marque l’apothéose.

Assis, je fixe les flammes orangées dansant sur les braises rougies par la chaleur. Quelques petits brins de flamme virevoltent dans la fumée, créant autant de petites étoiles qui disparaissent dans les airs. La fumée est visible sous la forme d’un nuage grisâtre s’échappant en volutes des morceaux de bois enflammés.
je sens une odeur de brûlé, ce qui provoque un léger picotement dû certainement à la chaleur que j’inhale. J’aime sentir cette fumée.

Je ferme les yeux et écoute le léger souffle de vent faire frémir les étoiles, les craquements du bois soumis à l’étreinte mordante du feu, le crissement des grillons et les claquements de l’herbe qui se casse entre les doigts d’autres participants étant présents ici.

Des prénoms, des phrases, quelques faibles sanglots.

Des lumières dansent à travers mes paupières.

26 juillet

Mes doigts pianotent comme ils peuvent sur le manche de la guitare tandis que ma seconde main gratte les cordes pour tenter d’en faire sortir un son.
Je m’essaie à Wonderwall, d’Oasis, et je suis plutôt content de moi. Je joue ensuite ce qui me passe par la tête, sans que cela ait un sens, dans le seul et unique but de me distraire et m’occuper l’esprit.
J’entends les oiseaux gazouiller. De loin me parvient le bruit de la morsure d’une débroussailleuse. Un bourdonnement fébrile me fait tourner la tête et j’aperçois quelques guêpes voltant irrégulièrement et avec entrain autour des fleurs avoisinantes.

Une belle journée se termine. Entre une expédition parmi les arbres, des préjugés sur les geeks, un moment de solitude très agréable, une discussion intéressante qui a le mérite de mettre les choses au clair…
Je me rappelle. Le ballonnement du bus, diffusant une musique niaise. Des discussions plus ou moins intéressantes sur les sièges avoisinants. Mon esprit fatigué de réfléchir.

J’entends une musique assourdie par les murs, qui gagne en intensité tandis que la porte s’ouvre.

Je sens une odeur… nocturne. Juste celle d’un monde qui dort.

Voilà, je n’avais jamais pris la peine de publier tout ça, mais je pense qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour le faire. :)

(bon, pour la suite, j’ai peur d’être un peu… maladroit, désolé :S)

Sentiments enfouis ou bien encore inexistants,
Toujours est-il que c’est alors en ce temps
Qu’une demoiselle aux yeux verts
Est entrée dans mon univers.

En ces jours d’été le ciel était bleu
Comme en réalité l’étaient en partie ses yeux ;
Et aussi niais que cela puisse sembler
Cette couleur en ma mémoire s’est imprimée.

Ce serait bien évidemment mentir
Que de dire qu’au premier coup d’œil
J’ai senti mon cœur bondir.

Non, je n’ai au premier abord rien ressenti de particulier
Après tout, je venais tout juste de faire sa connaissance,
Et rien ne pouvait à mes yeux alors justifier
Que je donne à cette rencontre tant d’importance.

Toujours est-il que ce séjour s’est admirablement déroulé,
La demoiselle et moi avons agréablement discuté ;
J’ai commencé à apprendre à la connaître
Et c’est sans doute à ce moment que ce que je ressens envers elle a dû naître.

Je me souviens d’avec elle avoir dansé,
C’était pour moi une première et j’ai beaucoup apprécié
Tout comme les quelques promenades nocturnes auxquelles
Nombre d’entre nous se sont adonnés,
Dans la quiétude d’une Lune pleine et belle,
Dans le silence des nuits d’été.

Après tous les jours que sur cette colline on a passé,
Il a bien fallu hélas un jour s’en détacher.
Illusion groupale, il paraît que ça a un nom.
Mais nous on s’en fichait, c’était surtout passé trop vite, au fond.

Ensuite, il nous a fallu oublier les chants en canon
Et s’adonner à toutes sortes d’émotions.
Décidément, il y a toujours autant d’adieux,
Et à chaque fois on a l’impression d’être plus malheureux.

Mais qu’importe !
Des souvenirs plein la tête et des étoiles plein les yeux,
Il leur a bien fallu rentrer chez eux
Et repenser durant quelques instants
A ce qu’on avait vécu, ensemble, auparavant.

Quant à moi, je n’ai rien trouvé de mieux à faire
Que de dans l’écriture une fois de plus me complaire ;
Et c’est donc tout guilleret et sans réfléchir
Que j’ai écrit une longue lettre à cette demoiselle dont me hantait le sourire.

Ayant terminé, je ne saurais dire comment j’avais fait…
Écrire autant, sans but, j’irais presque jusqu’à dire que ça m’effrayait.
C’est fou ce que parfois, sans faire attention
En laissant notre esprit voguer à l’horizon,
On peut se surprendre soi-même
A écrire des pages et des pages irréfléchies, sans aucune peine.

Je sais pas comment te dire
Ce que je peux pas écrire,
Faudrait que j’invente des mots
Qu’existent pas dans le dico !

Je ne saurais pas vraiment comment décrire
Ce qu’envers elle alors je ressentais,
Mais aujourd’hui ça me fait sourire
De voir toute la mélancolie qu’alors j’avais.

Toujours est-il qu’on a parlé,
Prétextant un pari insensé ;
Mais moi j’étais juste heureux
De pouvoir autant converser.
Je crois pouvoir dire sans trop me tromper
Que d’une belle part de nos vies on a discuté.

Ensuite, au début de cette année,
C’est une pièce assez confuse qu’elle et moi avons joué
Mais dans le fond c’était plutôt compréhensible
La distance et le temps nous ayant pris pour cibles.

C’est étrange ce qu’alors je ressentais
Toutefois, je pense être capable de dire
Que cette demoiselle, je l’aimais.
Il me faut bien admettre que c’était différent.
Des demoiselles, j’en avais aimées, mais à bien y réfléchir
Cette fois ça n’était vraiment pas comme auparavant.

C’était plus intense, et plus puissant
J’y étais plus attaché et je le ressentais différemment

Après tous ces jours passés à discuter
Je n’ai pas peur d’annoncer
Qu’elle fait depuis
Partie de ma vie

C’est ainsi, et aujourd’hui je ne sais pas.
Ce que je dois en penser,
Si il est raisonnable d’encore aimer.
Ni comment tout cela finira

Je peux même dire qu’en réalité je ne sais pas vraiment
Ce qu’à ce jour envers elle je ressens.

Parfois, je me surprends à y repenser
Lors de grands monologues insensés
Et je me dis alors que de toutes façons
C’est perdu d’avance et que j’ai été un peu con
D’avoir un jour seulement pensé
Qu’à quelque chose illogiquement ça pouvait mener

Mais il paraît qu’en plus de donner des ailes
L’amour a tendance à nous aveugler.

Il ne reste plus qu’à laisser le temps s’écouler
Avancer,
Jouer,
Manipuler ses petites poupées ;
Et regarder tout cela évoluer

Je ne voulais pas l’écrire sous forme de « poème » au départ, mais je n’ai pas réussi à le rendre assez beau sans ça… Désolé pour certaines rimes foireuses et tournures de phrases étranges ^^ »

Voilà voilà… C’est une histoire. Je ne sais pas trop à quoi ça rime d’écrire ça maintenant, mais ça me tenait à cœur depuis quelques jours.

Ce que je ressens / ai ressenti envers elle, c’était vraiment la première fois que ça m’arrivait.
C’est unique.

Je crois que je comprends maintenant un peu mieux le vrai sens du verbe Aimer.

Avec une majuscule.

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  1. Spawn

    ..Je t’aurais sous la main, ca aurait été une tape dans le dos et des remarques ironiquement viriles du mec qui a connu la même chose et qui, après tout, s’en est remis comme un homme, un vrai.Je t’ai pas sous la main, mais au bout du clavier.J’ai failli « badder » comme dirait une root blésienn assistante sociale dont je tairai le nom.La même mon bonhomme, la même.(une autre, mais la même quand même)J’espère que personne d’autre que toi ne lira ce post (est-ce bien vrai ? au fond peut-être pas.).J’ai encore du mal à l’oublier.Mais bon. C’est un secret. Courage bonhomme. T’es un des meilleurs !

  2. Hydrae

    Il est possible que d’autres personnes le lisent, mais je pensent qu’elles sauront le garder pour elles :)Je m’en remettrai aussi comme un-homme-un-vrai, ça ne fait aucun doute, d’ailleurs ceci est plus une belle remontée de souvenirs et de sensations que pour une fois j’écris, noir sur blanc. Blanc sur bleu.En tout cas, ton attention me va droit au coeur mon cher, et toi tu n’es pas l’un des meilleurs mais LE meilleur ! =)

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