Je viens tout juste d’écouter In The Morning, de Wolfmother, et je suis dans un état un peu… second. Tout simplement, cette chanson respire la vie. Je ne sais pas vraiment comment le décrire, mais en l’écoutant j’aurais pu passer des heures à juste admirer la ville de Paris qui s’étalait sous mes yeux. Sans y réfléchir, juste à regarder le paysage.

En ce qui concerne le morceau suivant, qui se nomme 10,000 feet et est joué par le même groupe, je crois que c’est la première fois que je l’entends. Cette fois, ce morceau me transmet un état d’esprit différent. Il est plein d’énergie. On pourrait marcher des heures sans but juste avec cette musique. Mouhahaha, c’est puissant.

Tout ça me fait penser avec la discussion que j’ai eue ce week-end avec une petite fan de Muse. Sur le fait que la musique est quand même extrêmement importante et très… déterminante je dirais. Je veux dire, personnellement la musique m’affecte beaucoup. L’écoute d’un seul morceau peut me rendre triste ou joyeux, peut être entraînante ou bien me blaser comme jamais. Une seule composition peut me rendre mélancolique ou bien m’éviter de repenser au passé. Une seule chanson peut me mettre en colère ou m’énerver…

A bien y réfléchir, les discussions les plus intéressantes que j’ai, sur le plan de la perception, concernent la musique.

C’est quand même beau la musique. C’est beau de savoir l’écouter et de ne pas passer dessus comme sur n’importe quel morceau. Non. Chaque son a sa personnalité, ses émotions, sa force ou sa faiblesse… Qu’il nous transmet.

Être un artiste, ce n’est pas créer un morceau. C’est lui donner vie, le faire exister pleinement. Faire en sorte qu’il ne soit pas plat et inintéressant. Non. Il faut qu’il soit surprenant la première fois où on l’écoute, qu’il nous rappelle une personne, un événement. Qu’ils nous transporte en un lieu inconnu.

Je pense que trop peu de personnes ont vraiment écouté un morceau de musique. Je ne parle pas d’avoir un morceau en arrière-plan pendant qu’on fait la cuisine. Non, juste s’allonger, tranquillement, avec de la musique.
Laisser son corps s’engourdir jusqu’au point de ne plus le ressentir. oublier sa respiration et son rythme cardiaque. Ne rien voir, ne rien sentir d’autre que les sons que l’on entend.Il n’est pas nécessaire de faire appel à du classique pour ça. Non, il suffit juste de se poser avec un morceau qu’on apprécie. Et de ne rien faire pendant ce laps de temps, juste profiter des notes qui parviennent au cerveau.

Mais pour cela, il faut le vouloir, en prendre le temps, ce que personne ne veut faire aujourd’hui.

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