Ca me fait du bien de pouvoir écrire a nouveau. D’écrire vraiment.
Je vois vos yeux ébahis et arrondis devant une telle phrase, qui doit certainement vous étonner autant que si vous trouviez un Edelweiss aux Jardins du Luxembourg, enfin bon.

Oui, écrire vraiment. je veux dire, de façon moins virtuelle que par ce clavier froid et un tantinet insensible que je frappe joyeusement en cet instant.

Moleskine. Certains connaîtront peut-être ces carnets. Ho, ils n’ont rien de réellement spécial. J’ai simplement l’impression que d’eux émerge une petite aura. je ne saurais pas le décrire exactement, mais c’est cette sensation que j’ai. Ce petit carnet de notes que je trimballe désormais dans mon sac de jour en jour.

J’ai dit à ce cher fiston que… Je pourrais enfin raconter ma vie. Sans avoir à la taper pathétiquement sur le « clavier » de mon portable, sans avoir forcément à la poster ici.

C’est l’un des bienfaits de l’écriture manuscrite. C’est si fragile, si éphémère… Une simple allumette et voilà des paragraphes entiers qui disparaissent sous l’emprise des flammes.
On peut toujours en déchirer une page, y rayer des mots.

Ecrire au clavier, c’est une façon plus… mécanique de s’exprimer. Pour écrire à la main, il faut le vouloir. Les mots viennent moins facilement. Mais sont étrangement plus plaisants à écrire.

Alors voilà, je vais enfin pouvoir raconter ma vie. Noter des bribes de mon existence qui n’auront d’importance et de réalité, de signification, que pour moi. Je n’ai pas la prétention d’être un écrivain, encore heureux, loin de là. Non, je me considère comme étant mon propre lecteur.

Qui sait où ce petit carnet atterrira un jour ? Qui sait ce qu’il adviendra de lui lorsqu’il sera rempli de griffonnages noircis par le temps ? Personne ne le sait, et encore moins moi-même. Seulement ça m’a semblé être une expérience intéressante, quel qu’en soit l’aboutissement.

Peut-être que je vous en ferai partager quelques mots, quelques phrases, pourquoi. Peut-être qu’une bienheureuse personne aura un jour la volonté de le lire, ou que j’aurais alors envie de lui faire lire. Peut-être que, désespérant de mon passé, dans un futur je ressasserai sans cesse ces anecdotes futiles de mon présent.

Je ne sais pas vraiment quelle est la raison d’exister de ce petit carnet qui ne contient que deux courtes lignes pour l’instant, ni s’il en aura une réelle un jour. Mais bon. C’est pas comme si tout ce que l’on faisait avait un sens.

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