And sparkle sounds to say.

« So, how are you holding up ? Because… I'm a potatoe. »

Mois : février 2011

Ars

Comment j’ai pu oublier l’essentiel dans mon dernier article.

Sisi.

Mercredi dernier, je suis allé au Louvre. Et ce, pour la toute première fois de ma petite vie. Au départ, j’étais un peu sceptique. Le hall où se trouvait la billetterie était extrêmement bruyant, c’était une vraie galerie commerciale, et j’avais peur que ce soit pareil une fois dans le musée. Mais pas vraiment.

J’ai commencé par les appartements de Napoléon III. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il vivait à l’aise. Très à l’aise. Une prtie somme toute sympathique qui n’a pas été sans me rappeler la visite d’un château dont j’ai oublié le nom, à Brighton.
Ensuite, je ne me souvient plus exactement du chemin que j’ai pris, mais j’ai fini par atterrir dans les galeries des grandes peintures. Vous savez, les trucs super connus, Le Radeau de la Méduse, la Joconde, La Liberté guidant le peuple, tout ça… C’était assez sympa, certaines oeuvres étaient vraiment sublimes… mais c’était noir de monde. Des classes entières de collégiens / lycéens et des cars entiers de touristes. Pas très agréable au final. Et la Joconde. La fameuse Joconde. Et bien cela va sans dire que j’ai été terriblement déçu en la voyant. Enfin, en l’apercevant de quelques mètres, plutôt. Mais tout de même. Elle est vraiment minuscule, on dirait presque un timbre tellement elle est ridicule. Je ne comprends pas tout le buzz qu’il y a autour de ce tableau que j’ai vraiment trouvé banal à côté d’autres, vraiment plus agréables et superbes à regarder. Alors ouiiii, Mona Lisa a été peinte par Le Grand Et Fameux Léonard De Vinci. Ok.
Mais certaines oeuvres de Delacroix étaient vraiment plus belles. Plus claires, plus précises, plus colorées, plus vivantes…

Je suis ensuite allé faire un tour du côté égyptien. Alors là, c’était assez agréable aussi. En fait, les objets d’arts qui y sont présentés ne sont pas vraiment (ou moins que dans les autres parties du musée) axés sur la divinité ou l’irréel. L’art égyptien est plus terre-à-terre, il représente plus facilement des scènes réelles, de la vie quotidienne… Comme en témoignent par ailleurs les écrits manuscrits qui s’y trouvent.

Ensuite, je suis passé à l’étage où se trouvaient toutes les autres peintures. A noter que c’est le troisième, que je ne savais pas qu’il y avait des escalators, et que c’était haut. MAIS BON mon esprit d’artiste a pris le dessus, et tant mieux !

De très beaux tableaux ici aussi, surtout d’origine française. J’ai notamment noté un tableau de Mathieu Le Nain, L’Allégorie de la Victoire, datant du XVIIè siècle, que j’ai vraiment apprécié. La symbolique y est vraiment évidente et bien représentée.
Après, il y avait aussi des Muses, des bouquets de fleurs ou d’autres scènes irréelles, mais toujours très joliment reproduites.
J’ai également remarqué le portrait de Madame Pasteur, dont j’ai oublié l’auteur, vraiment excellemment bien réalisé lui aussi à mes yeux.

Ha sinon, j’ai aussi fait un tour du côté de l’antiquité non-égyptienne, où j’ai pu retrouver La Vénus de Milo ainsi que Psyché ranimée par le baiser de l’Amour, très belle représentation.
Voilà un petit cocktail (ayant eu une flemme immense de mettre en ligne mes propres images, je reprends celles du site officiel…)

Psyche
Psyché ranimée par le baiser de l’Amour
Meduse
La Radeau de la Méduse
Liberte
La Liberté guidant le peuple
Victoire
L’Allégorie de la Victoire
Pasteur
Madame Pasteur

C’était donc une première visite très agréable, très instructive et très intéressante !
Et en solitaire, qui plus est !

Day after day.

En fait, je pourrais très bien être seul au monde que ça ne me dérangerait pas. Mais vraiment seul. Sur une planète désertique pleine de sable et de villes-fantôme. Seul. En revanche, à une condition. Que j’aie de la musique. Et que je puisse renouveler les morceaux que j’écoute.
C’est vraiment ce que je me suis dit en écoutant Never let me down again de Depeche Mode.
Vraiment, là, maintenant, tout de suite, être le seul être vivant sur Terre, marchant dans des paysages infiniment vierges de toute respiration, je l’aurais bien voulu et j’aurais, je pense, apprécié que la situation fût ainsi.
Mais non, à la place de cette alléchante perspective de solitude, je suis allongé dans mon lit avec des aiguilles incandescentes me traversant la gorge, les yeux et le cerveau de part-en-part. Génial. Je n’aime pas être malade, ça non, mais en plus ça me pourrit presque mes vacances. Quoique, dans le fond, si je peux voir cette neuilléenne dont je parle tant la semaine prochaine, alors je pourrai les considérer comme réussies. D’autant plus qu’un anniversaire se déroulera demain dans la joie ! J’espère être en forme.

Depeche Mode. Groupe découvert via une demoiselle musicalement extrêmement intéressante et fan de Muse, il m’est venu en tête alors que je cherchais des nouveautés à entendre.
Et je suis agréablement surpris par la tonalité du groupe en question. C’est vrai. Plus électronique que Muse, plus rythmé… Plus calme. Et surtout, psychédélique. Vraiment magnifique. En écoutant les bonnes chansons, on peut découvrir d’autres dimensions rien qu’ayant de telles notes dans les oreilles. Une rivière de sensations, de choeurs, de murmures, de lumière… Je ne sais pas trop comment décrire ce que je ressens. Vraiment, ce groupe joue avec nos sens de façon admirable. C’est reposant de les écouter, et passionnant. C’est comme de regarder un kaléidoscope. Voilà, c’est la définition parfaite.

Et ça ne m’étonne pas que ce soit la demoiselle mentionnée plus haut qui m’ait fait connaître ce groupe et qu’elle l’apprécie tant. Ca lui correspond parfaitement. Un peu à cheval sur deux univers elle aussi. Et c’est ça qui la rend particulièrement agréable à mes yeux.

Summer’s Story

Le titre est en rapport avec le nom anglophone du film, (500) Days of Summer, et aussi avec le sens que revêt le titre de cet article quant à tout ce que j’ai vécu dernièrement. Le point de départ de toute une histoire.

(500) jours ensemble, un excellent film, vraiment.

L’histoire d’une relation « amicalo-amoureuse » entre les deux protagonistes. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne s’agit pas du tout d’un film à l’eau de rose, loin de là. C’est une superbe histoire, très… réelle, en quelque sorte, racontée sans niaiseries. J’ai vraiment beaucoup aimé ce film, très belle oeuvre.

Elle part du fait suivant : une personne croit en l’Amour Fou, le Vrai, le Grand, le Beau Avec Une Majuscule, et la demoiselle n’y a jamais cru et n’est pas prête à y croire. Et pourtant, elles se rencontrent et s’apprécient.
Un film assez intéressant donc, et très agréable.

« Tom : What happens, if you fall in love?
Summer : You don’t believe that, do you?
Tom : It’s love, it’s not Santa Claus. »

Je pourrais presque citer le film entier tellement il y a de phrases sensées dans ce dernier.

Non, vraiment, superbe. Et, pour l’anecdote, découvert grâce au monteur du Rewind.

De plus, participent à ce film Joseph Gordon-Levitt, acteur de second plan pour Inception, et la jeune Chloë Moretz, jouant dans Let Me In et Kick-Ass, actrice que j’aime assez.

J’ai été touché par ce film, je ne saurais pas trop dire pourquoi… Certainement la réflexion sur « est-ce que l’Amour existe ? »

(désolé pour les citations en anglais, mais c’est dans cette langue que je l’ai regardé…)

« People should be able to say how they feel, how they really feel. Not, you know, some words that some strangers put in their mouths. Words like « love »… that don’t mean anything. »

C’est vrai… Dans le fond, qu’est-ce que tous ces sentiments définissent ? On est tous incapables de définir l’amour, alors pourquoi le nommer, pourquoi devoir s’y conformer ? C’est vrai que c’est contraignant. Si on savait parler et s’exprimer, si on pouvait dire ce qu’on ressent vraiment sans avoir l’air ridicule, sans être pris pour un idiot ou sans passer trois heures à trouver les mots… Ce serait tellement plus beau de pouvoir vivre comme ça. Mais non ! La société, le carcan émotionnel permanent dans lequel on vit… Alala.

Non mais c’est vrai… Dans le fond, on dit « je t’aime » à quelqu’un… Mais qu’est-ce que ça veut dire ? C’est peut-être pour ça que c’est si difficile à prononcer… C’est juste pas définissable comme sentiment, donc ce n’est pas la peine de vouloir le désigner avec des mots incapables d’en déterminer le sens.
Le fameux : « Comment je peux te dire, ce que je peux pas écrire ?! ‘faudrait que j’invente des mots, qui existent pas dans le dico ! » des Inconnus… Ce n’est que trop vrai !

Voir ce film m’a fait réfléchir. Trouver une raison à des sentiments. Comment les aborder, comment les interpréter. C’est d’ailleurs amusant de voir qu’une fois de plus c’est l’innocence qui triomphe. En effet, c’est la jeune Rachel (interprétée par miss Moretz justement), la petite soeur du protagoniste amoureux, qui fait des leçons de morale à ce dernier… Et force est de constater que tout ce qu’elle dit est vrai, et qu’au final c’est son innocence et son point de vue presque enfantin sur cette relation qui fait entendre raison à Tom, qui finit par joliment tourner la page. Ce que je trouve beau.

« You know, my friends are all in love with you. You know, it’s like we said. Plenty of other fish in the sea. »

Juste des coïncidences.

Des bruits de pas rapprochés et rapides sur la terre légèrement meuble. Le soleil étincelant qui projette une petite ombre mouvante sur les herbes ondulant au vent. L’océan bleuté, plusieurs mètres plus bas, qui apporte un parfum salé à l’atmosphère estivale. A l’orée des bois, des bouquets de lavandes forment des ondes violacées et incessantes.

Des petits pieds nus dans des sandalettes de cuir noir. Une robe légèrement bouffante qui descend jusqu’aux genous en mouvement. La course fait se mouvoir librement le tissu d’un rouge légèrement rosé. Un ruban blanc sert de ceinture au vêtement porté par la fillette. De longues manches remontent jusqu’à ses poignets et se terminent par un ourlet noir.

Une couleur identique à celle de ses yeux et ses cheveux. Ceux-ci tomberaient jusqu’au mlieu des omoplates s’ils étaient au repos, mais ils virevoltent dans tous les sens sous la force du vent et le rythme des pieds qui frappent le sol. Son regard est dardé sur l’horizon, sa cible vers laquelle elle court sans s’arrêter.

Comme si elle était tout droit sortie de l’esprit de Miyazaki, la fillette court follement au son de la Wild Waltz.

MemoriZ

Le soleil se couche et les ombres s’allongent. Le jour où mes vacances commencent, il fait beau. A ma droite, le ciel est saturé de lumière orangée, et à ma gauche les couleurs s’assombrissent petit à petit, tandis que l’astre brillant se couche à l’Ouest. Je l’ai aperçu ce matin. Juste une fois. Très brièvement, juste quelques courtes secondes. Un disque rouge sang qui irradiait tous les toits de la ville.
C’était magnifique.

Un lever de soleil, un vrai… Depuis plus de six mois, cet été, je n’en avais pas vu. Je me souviens encore de ceux qu’on voyait parfois au creux des montagnes. Devant une table en pierre pointant les lieux alentour, de grands pics se dressant devant nous, parfois enneigés… La ville, dessous, qui commençait imperceptiblement à s’éveiller. Le ciel s’illuminait de plus en plus, grâce à sa source encore cachée. Les nuages qui capturaient les rayons de l’astre naissant, créant un halo lumineux là où il allait poindre d’un instant à l’autre.

Et soudain, une apparition. Ligne de pixels pas du tout virtuelle, lumière pure qui illumine tout le paysage et qui fait plisser les paupières au spectateurs.
La nature du jour qui s’éveille. Un moment intense, sublime et silencieux. Unique.

Désolé de parler de ça apparemment sans raison, c’est simplement que durant ce retour en train à Orléans, mon corps fatigué a un peu laissé mon esprit s’envoler à l’écoute d’Oltremare, par Einaudi évidemment. Un morceau qui, une fois associé au soleil couchant, m’a remémoré plusieurs heureux souvenirs de cet été… Ha, c’était un si bon séjour… *soupir*Oltremare est lente et ne force pas à s’accrocher. Non, elle aide, elle fait planer, emporte en douceur… Magnifique, comme toutes les autres compostions de cet artiste.Phoque, voilà que je suis mélancolique maintenant >.<

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