Des bruits de pas rapprochés et rapides sur la terre légèrement meuble. Le soleil étincelant qui projette une petite ombre mouvante sur les herbes ondulant au vent. L’océan bleuté, plusieurs mètres plus bas, qui apporte un parfum salé à l’atmosphère estivale. A l’orée des bois, des bouquets de lavandes forment des ondes violacées et incessantes.

Des petits pieds nus dans des sandalettes de cuir noir. Une robe légèrement bouffante qui descend jusqu’aux genous en mouvement. La course fait se mouvoir librement le tissu d’un rouge légèrement rosé. Un ruban blanc sert de ceinture au vêtement porté par la fillette. De longues manches remontent jusqu’à ses poignets et se terminent par un ourlet noir.

Une couleur identique à celle de ses yeux et ses cheveux. Ceux-ci tomberaient jusqu’au mlieu des omoplates s’ils étaient au repos, mais ils virevoltent dans tous les sens sous la force du vent et le rythme des pieds qui frappent le sol. Son regard est dardé sur l’horizon, sa cible vers laquelle elle court sans s’arrêter.

Comme si elle était tout droit sortie de l’esprit de Miyazaki, la fillette court follement au son de la Wild Waltz.

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