Le soleil se couche et les ombres s’allongent. Le jour où mes vacances commencent, il fait beau. A ma droite, le ciel est saturé de lumière orangée, et à ma gauche les couleurs s’assombrissent petit à petit, tandis que l’astre brillant se couche à l’Ouest. Je l’ai aperçu ce matin. Juste une fois. Très brièvement, juste quelques courtes secondes. Un disque rouge sang qui irradiait tous les toits de la ville.
C’était magnifique.

Un lever de soleil, un vrai… Depuis plus de six mois, cet été, je n’en avais pas vu. Je me souviens encore de ceux qu’on voyait parfois au creux des montagnes. Devant une table en pierre pointant les lieux alentour, de grands pics se dressant devant nous, parfois enneigés… La ville, dessous, qui commençait imperceptiblement à s’éveiller. Le ciel s’illuminait de plus en plus, grâce à sa source encore cachée. Les nuages qui capturaient les rayons de l’astre naissant, créant un halo lumineux là où il allait poindre d’un instant à l’autre.

Et soudain, une apparition. Ligne de pixels pas du tout virtuelle, lumière pure qui illumine tout le paysage et qui fait plisser les paupières au spectateurs.
La nature du jour qui s’éveille. Un moment intense, sublime et silencieux. Unique.

Désolé de parler de ça apparemment sans raison, c’est simplement que durant ce retour en train à Orléans, mon corps fatigué a un peu laissé mon esprit s’envoler à l’écoute d’Oltremare, par Einaudi évidemment. Un morceau qui, une fois associé au soleil couchant, m’a remémoré plusieurs heureux souvenirs de cet été… Ha, c’était un si bon séjour… *soupir*Oltremare est lente et ne force pas à s’accrocher. Non, elle aide, elle fait planer, emporte en douceur… Magnifique, comme toutes les autres compostions de cet artiste.Phoque, voilà que je suis mélancolique maintenant >.<

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