Archive for avril, 2011


Regina Spektor. Je l’ai (re)découverte par hasard en voulant revoir l’introduction de (500) jours ensemble. Au départ j’ai à nouveau été enchanté par Us et ensuite par Hero que j’ai trouvé absolument sublime. Je l’ai écoutée de nombreuses fois, en boucle, et je suis vraiment tombé sous le charme du morceau. Il est très beau, très pur, tout comme Keep Breathing que j’ai déjà présenté il y a quelque temps.
Il y a certains artistes dont certaines compositions sortent de l’ordinaire. C’est beau.

Ensuite, ç’a été le tour le l’OST complète de (500) jours ensemble. Encore une fois, je l’ai aimée, plus qu’à la première écoute. Elle est très entraînante.
Je vais me permettre de revenir un petit peu sur le film, bien que ne l’ayant pas revu.
Comme il est dit à son commencement, « C’est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille. Mais ce n’est pas une histoire d’amour. »
C’est vrai, c’est vrai, terriblement vrai. Un film superbe, avec des sauts dans le temps assez bien ficelés, et une histoire tout autant entraînante qu’heureuse que triste. Une œuvre que j’ai vraiment extrêmement appréciée, très riche en émotions et en réflexions sur l’Amour-avec-une-majuscule. Voui, c’est un thème que j’aime bien. Et puis pour une fois que c’est bien fait, et en plus avec Joseph Gordon-Levitt et Zooey Deschanel — soit dit en passant, la petite sœur de l’actrice principale de Bones, merci Wikipaedia Universalis —, l’ensemble n’en est que plus attachant.

Enfin c’est vraiment un film que je conseille vivement à tous ceux qui ne l’ont pas déjà vu. J’avais déjà dit mon ressenti précédemment mais bon.

À noter que je ne crois pas que je pourrais le regarder en franco-français. Maintenant que je l’ai vu dans la langue de Shakespeare, le ton français sonnerait faux à mes oreilles. L’anglais est plus…Réel

Et sinon, miss Spektor. Vous savez, il y a certains morceaux que l’on pourrait écouter les yeux fermés, tranquillement allongés quelque part, de façon à être apaisé. Ruled by Secrecy, de Muse, en est un excellent exemple, ainsi que la plupart des morceaux d’Einaudi, entre autres.
La majorité des morceaux de Regina Spektor produisent cet effet. Par moments, ils sont quasiment parlés et pas réellement chantés. Ce n’en est que plus beau. Ça dégage une impression assez intrigante, un peu déroutante au départ mais au final très relaxante. J’aime beaucoup.
En fait, c’est très peu instrumental, on entend surtout sa voix au-dessus de légères notes au piano. L’ensemble en devient assez particulier, et d’autant plus qu’on ne voit pas vraiment de rythme puisque c’est plus parlé que chanté. C’est déroutant et presque désagréable, pourtant c’est idéal pour se reposer l’esprit.

La musique a en fait un rôle assez important dans certains films (<- réflexion évidente et inutile, je concède.) Sinon, moi qui n’aime pas vraiment la chanson française, je pourrais même dire que je ne la supporte pas de par sa niaiserie sans précédents, mais ça n’engage que moi, j’ai été agréablement surpris par Mozart, l’Opéra Rock. Un superbe concert / une superbe pièce de théâtre chantée. C’est beau, c’est mélodieux, c’est entraînant, c’est intéressant, et ce n’est pas niais. Rien à redire. Les costumes comme le décor sont très travaillés et les paroles sont absolument exquises. Je suis par ailleurs tombé amoureux — hum — de Mélissa Mars et de son interprétation de Bim Bam Boum. Mais, encore une fois, ça n’engage que moi.

Petite citation de Blink-182, issue du morceau s’intitulant The Rock Show pour terminer :

Black and white picture of her on my wall.
I waited for her call, she always kept me waiting.
And if I ever got another chance, I’d still ask her to dance.
Because she kept me waiting.

C’est enivrant. De sentir sa tête tourner parce qu’on est trop épuisé. Paradoxal mais enivrant, follement agréable. Cette sensation de perte. Plus rien n’importe alors que le vertige dans lequel on se trouve à cause de la fatigue… C’est vraiment entraînant. Enfin enivrant est un mot plus juste. Bref, c’est ce que je ressens là-maintenant-tout-de-suite en écrivant ces lignes.
Mais bon, je continue pour la énième fois à persister dériver sur un sujet qui n’était initialement pas prévu. Ça ne doit pas être si grave puisque je continue à le faire ^_^

Au départ, je voulais parler de Knights of Cydonia.
« Dis, c’est quoi ta chanson préférée ? »
Après un peu d’hésitation, j’ai convenu que c’était ce sublime morceau de Muse qui occuperait cette place de choix. Maintenant, tentons piètrement de le justifier.

Knights of Cydonia est grandiose. Une explosion de magnificence et de puissance… Toute la force de la chanson qui monte en crescendo durant l’opening et qui nous coupe le souffle à la fin. C’est beau. À chaque fois que je regarde le live du 11 juin de ce morceau, j’ai les larmes qui me montent aux yeux sur la fin tellement je suis emporté par la musique, tellement c’est grandiose de sentir toute cette puissance dans le bouquet final… J’ai une boule qui se forme das ma gorge parce que quelques instants après c’est la fin de ce concert. Magnifique. Il y a tellement de force dans ces dernières minutes, ça ferait vibrer de plaisir n’importe qui. On ne peut tout simplement pas rester de marbre devant cela.
Je me répète, mais grandiose, grandiose, grandiose. C’est l’un des mots qui qualifie le mieux ce morceau. Et c’est inégalé aujourd’hui avec les autres groupes que je connais.
De plus, ce soir-là était une parfaite soirée. Passée avec un citron, il n’y avait alors rien d’autre dans mes pensées que ce concert, que l’instant présent. C’était magique, je veux le revivre. En sortant de l’imposante masse du Stade de France, je me disais alors que je pouvais mourir heureux. Peu importait les jours à venir, le bac, le futur camp Mej de l’été (après réflexion, un peu quand même), je m’en foutais totalement. J’avais des étoiles dans les yeux et je pouvais mourir assassiné quelques minutes plus tard que j’aurais eu le sourire aux lèvres, J’AVAIS VU KNIGHTS OF CYDONIA EN LIIIIIIVE !
C’était sans conteste l’un des plus beaux jours de ma vie, sinon le meilleur. Difficile de faire la part des choses en ayant un jugement pas du tout objectif.

Alala, j’aime Muse.
Bref.

Hier était une excellente journée aussi. Un peu de rétrospection avec des amis issus du passé — pas si lointain, l’an dernier —, ça ne fait jamais de mal. Source Code, c’était pas si mal. Un peu spécial mais pas totalement inintéressant malgré un concept assez bancal. Ensuite, on s’est amusés comme on le voulait, à savoir 20 minutes de laser-game. C’est sans prise de tête, ça défoule, c’est parfait !
Bref, c’était une bonne et ensoleillée journée, bien meilleure que celle que j’aurais pu vivre à Paris en compagnie d’une personne dont je vais arrêter de parler parce que ça en devient pathétique et plutôt lassant.

Demain sera probablement une bonne journée aussi, en effet je vais revoir la capitale pour quelques heures. Depuis le temps, j’avais oublié Paris. Me la remémorer l’espace d’un instant me fera du bien.

Ho, aussi, depuis quelques jours / semaines nous sommes comme en plein été. De beaux couchers de soleil agrémentent désormais nos soirées. Crépuscules qui me remémorent par ailleurs une certaine demoiselle aux iris turquoises tiens, c’est plus mélodieux ça — à laquelle j’avais promis d’assister ensemble à l’un de ces couchers de soleil. C’est magnifique, toutes ces nuances de lumière et d’ombre jouant toutes deux telles deux deux danseuses à rubans se frôlant dans leurs pas. Cette multitude de couleurs qui finit par s’unir en un bleu sombre.

Elle me manque. C’est fou. Elle est la seule. Et la première que j’aime autant.

À part tout cela, j’ai dans l’idée de m’incliner devant la société de consommation et de me procurer un Reflex. Je veux faire de belles photos.
Je finirai par une citation du collectif — c’est quand même relativement moche comme dénomination — Anonymous :

You can`t shoot people in real life, therefore you play a game and go online to shoot people. But now that you`ve also been denied that you rage mindlessly, maybe it`s about time you put your mind to productive use ?

J’avoue que j’adhère à leurs idées.

Ces derniers jours, il fait beau. Tellement beau et chaud qu’on se croirait à la fin du mois de juin, à l’époque où la tension des cours diminue et que l’on est déjà dans un esprit de vacances. A l’époque où on va s’allonger dans l’herbe pour refaire le monde avec ses potes. Ça me rappelle l’été. Le soleil, le ciel bleu, la tranquillité. Ça me rappelle cet été, aussi. Le si bel été d’il y a quelques mois. j’ai quelques bribes de souvenirs qui me reviennent en tête… Ce temps, ça me rappelle les moments où l’on était libres de ne rien faire, où je prenais un malin plaisir à simplement m’allonger dans l’herbe et profiter de la vie — ce que j’ai par ailleurs retranscrit ici —. C’est beau. Il n’y a que durant les étés méjistes que j’ai vécu cela. Ho, puisque l’on est dans le thème du Mej, je ne partirai pas avec eux, cette fois. En fait, je ne partirai pas en camp d’aucune sorte. Enfin, peut-être aux JMJ, si j’arrive à concilier les dates avec la pré-rentrée de l’an prochain. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de partir avec le Mej, bien au contraire, j’aurais aimé. Toutefois, je serai probablement en train de pousser des brancards à l’hôpital d’Orléans pendant la période des camps, ce qui pose un évident problème de disponibilité, et de plus je n’ai pas vraiment été inspiré par les camps proposés cette année. Il y en a de nouveaux et innovants, c’est bien, mais ce n’est pas vraiment ce qui me plaît. Dommage…

Sinon, ce temps, magnifique, me donne envie d’aller à Paris. J’aimerais tellement être dans la capitale en ce moment. Profiter des Jardins du Luxembourg et des Tuileries sous le soleil. Je me souviens de la première fois que j’ai foulé le sol des Tuileries. C’était une belle journée. Une belle rencontre, aussi. Enfin bon…

Ce temps est décidément plus que propice à laisser l’esprit s’égarer et s’envoler, en l’occurrence dans les limbes de mes souvenirs, mais ça n’étonnera personne que j’aie tant apprécié cet été.

Je viens de relire l’article que j’ai linké un peu plus haut, et je suis tout mélancolique maintenant. Fichtre. Avec le recul, c’est fou d’avoir été autant chamboulé juste par quelques jours sur toute mon existence, juste par quelques personnes sur toutes celles que je connais. C’est peut-être ça la force du Mej, aussi.

« It’s crazy how one minute of your life could affect the next million. »

Sans cela, je m’évade et me réfugie actuellement dans la musique. On m’a dit, et je remercie encore une une fois la personne m’ayant fait ce compliment, que j’avais un don pour dénicher de beaux morceaux de musique. Ce à quoi je réponds plutôt que le hasard fait bien les choses et me conduit vers de beaux morceaux. Je les découvre presque par hasard.

Le morceau que je vous ai présenté la dernière fois, Kikujiro’s Summer, je l’ai découvert en tombant sur une pub Renault juste avant les infos sur France 2… C’est véridique. J’ai ensuite cherché d’où venait la bande-son de la pub en question, et ai fini par dénicher ce superbe morceau.

Celui dont je vais parler aujourd’hui, sa découverte est survenue d’une toute autre manière. Il y a quelque temps j’étais dans une période d’otaku miyazakiste, et comme vous l’avez peut-être constaté je me suis adonné avec joie à la redécouverte de ses longs-métrage. Nausicaä, Mononoké… Je ne pouvais évidemment pas faire l’impasse sur Le Voyage de Chihiro. Ce devait être la troisième fois que je le voyais et je l’ai totalement redécouvert. Un monde magique, entraînant, mélodieux… Miyazaki dans toute sa splendeur en somme. Son style est définitivement inimitable. Chihiro est une œuvre transcendante.
Suite à cela, j’ai déniché les bandes originales de ces films ainsi que quelques compositions indépendantes de Joe Hisaishi.
La bande-son de Chihiro est très bien orchestrée. Rien qu’en l’écoutant on peut parvenir à revivre le film si on l’écoute bien. Qui a dit .flac ? Hum. Bref.

Et donc, en quatrième position de cet OST arrive The Dragon Boy, qui est vraiment un morceau… époustouflant. Il n’y a pas d’autre mot.
Il y a tout simplement une avalanche de sensations dans ce morceau. Il est diablement entraînant, et j’avais l’impression de le redécouvrir totalement à chaque fois que je l’écoutais. Il y a de tout dans ce morceau, c’est beau.
En fait il n’y a pas grand-chose à dire sur ce morceau car c’est indescriptible. Je m’en rends compte maintenant, c’est difficile de dire ce qu’on ressent, que ce soit en lisant un livre, en écoutant un opéra, en allant à un concert ou en aimant quelqu’un… En ce qui me concerne, j’ai moi-même du mal à mettre des mots sur ce que je pense, et donc l’exprimer est encore plus ardu. Enfin bon.

Dans les bandes-son des œuvres de Miyazaki, le compositeur parvient étonnamment, à chaque fois, à transmettre la peur, l’agressivité, la montée de l’adrénaline, la haine, la tristesse. Il est doué.

À part cela, et bien j’ai aujourd’hui reçu Insomniatic Dreams, le livre / recueil de poèmes de Nanalew… Hum, je vois que vous ne comprenez pas vraiment tout l’engouement que j’éprouve à son égard. À vrai dire, moi non plus. « Admirer » quelqu’un que l’on ne connaît pas et que l’on voit seulement à travers quelques vidéos, c’est assez étrange comme concept, je l’admets. Enfin, toutefois, pas plus que de devenir relativement proche de quelqu’un sans l’avoir jamais vu — la blondinette, pour ne pas la citer, entre autres étant bien au-dessus de pareilles considérations —, mais bon, je peux comprendre que certains d’entre vous soient étonnés, voire choqués, par cela. Mais bon, tant pis ! Moi j’aime ce qu’elle fait, elle y met une certaine légèreté, ça me plait. Shawna, c’est un beau prénom à mes yeux.
Et donc, Insomniatic Dreams. Un recueil de courts poèmes qu’elle a elle-même écrits. Ils livrent au lecteur une part de sa personnalité. Je n’ai pas encore tout lu, je n’ai pas vraiment tout le vocabulaire pour comprendre, mais je m’y attelle, et c’est assez… mélodieux, ça lui correspond bien.
C’est quelqu’un que j’aimerais bien rencontrer.

Sinon, deux petites citations à propos des rêves (un thème qui m’est cher en ce moment)
« The best reason for having dreams is that in dreams no reasons are necessary. »
« Dreams are answers to questions we haven’t yet figured out how to ask. »

— Et désolé pour l’anglais mais je trouve la langue de Molière de moins en moins propice à ces citations.
— Et une pensée pour mon Amirounet et sa famille… Triste monde.

L’Imaginarium du Docteur Parnassus. Tout tient dans le premier mot de ce titre. Imaginarium. L’imaginaire. Un film plutôt loufoque et presque incompréhensible sur une course contre le temps et contre le diable. Une histoire de paris. Car le diable est parieur ; c’est même un vrai businessman, que j’ai trouvé très classe. Une œuvre assez déconcertante et au sein de laquelle on se perd un peu, tout transporté que l’on est à travers une multitude de mondes rêvés. L’Imaginarium est un miroir qui concrétise avec irréalité les rêves les plus fous de la personne qui le trverse. Vraiment un excellent concept. Alala, l’imagination. Quel vaste monde que celui-ci. Tout comme Inception. Enfin, tellement différent. Ça n’a rien à voir.
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une œuvre transcendante de magnificence, seulement particulière. Très particulière.
Il va de soi que j’ai apprécié. De plus il y a l’acteur dont je sais pas orthographier le kom Heth Ledger qui y joue. Enfin, en partie puisque son overdose l’a foudroyé en plein tournage.

Ce soir, je vais au théâtre. C’est la première fois depuis mon passage à la Comédie Française il y a plusieurs mois. Nul doute que ce sera différent, mais il y a quelques personnes que j’apprécie assez qui y jouent. Je suis curieux et intéressé. Le sujet ? Rien d’autre que l’amour et la vie.

— Il est près d’une heure trente du matin et j’ai trop d’idées dans la tête pour parvenir à trouver le sommeil, bien que je sois épuisé.

Alors, cette pièce de théâtre… Une première saynète d’une petite demi-heure assez chaotique. Ensuite commença, avec une troupe différente, la vraie pièce.
Les Contes de Dannriel.
Dannriel est un monde où le temps ne passe pas, et aussi un conteur, les deux à la fois.
La pièce nous emmène à travers plusieurs contes décrivant plusieurs histoires ainsi que les quatre Merveilles de ce monde. C’est plutôt bien orchestré et assez joli, bien qu’avec un petit peu trop de cris et exclamations à mon goût.
Les contes parlent de Muses, d’une duchesse et de sa cour, d’un héros effrayé par la solitude, d’émotions, de la vie.
C’est pas vraiment simple à décrire… Un récit très fantastique organisé par Calliopée. Extrêmement gestuel, et c’est ce qui le rend si attrayant. Beaucoup de danses ou assimilés. J’ai par ailleurs énormément aimé les quelques minutes offertes à la Muse de la Danse, qui était vraiment magnifique.
C’est assez amusant d’aller au théâtre. Moi j’aime beaucoup. C’est très interactif, proche du public… Vraiment un art à promouvoir.

De plus, la musique était ici très belle et bien choisie, j’y ai reconnu plusieurs morceaux au piano que j’avais déjà entendus ainsi que Time, de l’OST d’Inception pour la scène finale, et ça c’est la classe.

Bref, c’était une excellente soirée, je n’ai pas encore réussi à saisir toutes les ficèles de la pièce, légèrement trop chaotique par moments, mais formidable. C’est pour ça que je suis très intéressé par le texte. Et encore une mention spéciale à la danseuse ainsi qu’à l’auteur / metteur en scène.

— Tiens, je réécoute Time, d’ailleurs. C’est fou comme un morceau à moitié oublié peut vous redonner des frissons.

— Bon, 1:47 et je finis d’écrire, je vais aller faire un tour sur tumblr, ça me videra la tête et me permettra de dormir.

« On trouve du tout au tout chez le couturier fou ! »