Ces derniers jours, il fait beau. Tellement beau et chaud qu’on se croirait à la fin du mois de juin, à l’époque où la tension des cours diminue et que l’on est déjà dans un esprit de vacances. A l’époque où on va s’allonger dans l’herbe pour refaire le monde avec ses potes. Ça me rappelle l’été. Le soleil, le ciel bleu, la tranquillité. Ça me rappelle cet été, aussi. Le si bel été d’il y a quelques mois. j’ai quelques bribes de souvenirs qui me reviennent en tête… Ce temps, ça me rappelle les moments où l’on était libres de ne rien faire, où je prenais un malin plaisir à simplement m’allonger dans l’herbe et profiter de la vie — ce que j’ai par ailleurs retranscrit ici —. C’est beau. Il n’y a que durant les étés méjistes que j’ai vécu cela. Ho, puisque l’on est dans le thème du Mej, je ne partirai pas avec eux, cette fois. En fait, je ne partirai pas en camp d’aucune sorte. Enfin, peut-être aux JMJ, si j’arrive à concilier les dates avec la pré-rentrée de l’an prochain. Ce n’est pas que je n’ai pas envie de partir avec le Mej, bien au contraire, j’aurais aimé. Toutefois, je serai probablement en train de pousser des brancards à l’hôpital d’Orléans pendant la période des camps, ce qui pose un évident problème de disponibilité, et de plus je n’ai pas vraiment été inspiré par les camps proposés cette année. Il y en a de nouveaux et innovants, c’est bien, mais ce n’est pas vraiment ce qui me plaît. Dommage…

Sinon, ce temps, magnifique, me donne envie d’aller à Paris. J’aimerais tellement être dans la capitale en ce moment. Profiter des Jardins du Luxembourg et des Tuileries sous le soleil. Je me souviens de la première fois que j’ai foulé le sol des Tuileries. C’était une belle journée. Une belle rencontre, aussi. Enfin bon…

Ce temps est décidément plus que propice à laisser l’esprit s’égarer et s’envoler, en l’occurrence dans les limbes de mes souvenirs, mais ça n’étonnera personne que j’aie tant apprécié cet été.

Je viens de relire l’article que j’ai linké un peu plus haut, et je suis tout mélancolique maintenant. Fichtre. Avec le recul, c’est fou d’avoir été autant chamboulé juste par quelques jours sur toute mon existence, juste par quelques personnes sur toutes celles que je connais. C’est peut-être ça la force du Mej, aussi.

« It’s crazy how one minute of your life could affect the next million. »

Sans cela, je m’évade et me réfugie actuellement dans la musique. On m’a dit, et je remercie encore une une fois la personne m’ayant fait ce compliment, que j’avais un don pour dénicher de beaux morceaux de musique. Ce à quoi je réponds plutôt que le hasard fait bien les choses et me conduit vers de beaux morceaux. Je les découvre presque par hasard.

Le morceau que je vous ai présenté la dernière fois, Kikujiro’s Summer, je l’ai découvert en tombant sur une pub Renault juste avant les infos sur France 2… C’est véridique. J’ai ensuite cherché d’où venait la bande-son de la pub en question, et ai fini par dénicher ce superbe morceau.

Celui dont je vais parler aujourd’hui, sa découverte est survenue d’une toute autre manière. Il y a quelque temps j’étais dans une période d’otaku miyazakiste, et comme vous l’avez peut-être constaté je me suis adonné avec joie à la redécouverte de ses longs-métrage. Nausicaä, Mononoké… Je ne pouvais évidemment pas faire l’impasse sur Le Voyage de Chihiro. Ce devait être la troisième fois que je le voyais et je l’ai totalement redécouvert. Un monde magique, entraînant, mélodieux… Miyazaki dans toute sa splendeur en somme. Son style est définitivement inimitable. Chihiro est une œuvre transcendante.
Suite à cela, j’ai déniché les bandes originales de ces films ainsi que quelques compositions indépendantes de Joe Hisaishi.
La bande-son de Chihiro est très bien orchestrée. Rien qu’en l’écoutant on peut parvenir à revivre le film si on l’écoute bien. Qui a dit .flac ? Hum. Bref.

Et donc, en quatrième position de cet OST arrive The Dragon Boy, qui est vraiment un morceau… époustouflant. Il n’y a pas d’autre mot.
Il y a tout simplement une avalanche de sensations dans ce morceau. Il est diablement entraînant, et j’avais l’impression de le redécouvrir totalement à chaque fois que je l’écoutais. Il y a de tout dans ce morceau, c’est beau.
En fait il n’y a pas grand-chose à dire sur ce morceau car c’est indescriptible. Je m’en rends compte maintenant, c’est difficile de dire ce qu’on ressent, que ce soit en lisant un livre, en écoutant un opéra, en allant à un concert ou en aimant quelqu’un… En ce qui me concerne, j’ai moi-même du mal à mettre des mots sur ce que je pense, et donc l’exprimer est encore plus ardu. Enfin bon.

Dans les bandes-son des œuvres de Miyazaki, le compositeur parvient étonnamment, à chaque fois, à transmettre la peur, l’agressivité, la montée de l’adrénaline, la haine, la tristesse. Il est doué.

À part cela, et bien j’ai aujourd’hui reçu Insomniatic Dreams, le livre / recueil de poèmes de Nanalew… Hum, je vois que vous ne comprenez pas vraiment tout l’engouement que j’éprouve à son égard. À vrai dire, moi non plus. « Admirer » quelqu’un que l’on ne connaît pas et que l’on voit seulement à travers quelques vidéos, c’est assez étrange comme concept, je l’admets. Enfin, toutefois, pas plus que de devenir relativement proche de quelqu’un sans l’avoir jamais vu — la blondinette, pour ne pas la citer, entre autres étant bien au-dessus de pareilles considérations —, mais bon, je peux comprendre que certains d’entre vous soient étonnés, voire choqués, par cela. Mais bon, tant pis ! Moi j’aime ce qu’elle fait, elle y met une certaine légèreté, ça me plait. Shawna, c’est un beau prénom à mes yeux.
Et donc, Insomniatic Dreams. Un recueil de courts poèmes qu’elle a elle-même écrits. Ils livrent au lecteur une part de sa personnalité. Je n’ai pas encore tout lu, je n’ai pas vraiment tout le vocabulaire pour comprendre, mais je m’y attelle, et c’est assez… mélodieux, ça lui correspond bien.
C’est quelqu’un que j’aimerais bien rencontrer.

Sinon, deux petites citations à propos des rêves (un thème qui m’est cher en ce moment)
« The best reason for having dreams is that in dreams no reasons are necessary. »
« Dreams are answers to questions we haven’t yet figured out how to ask. »

— Et désolé pour l’anglais mais je trouve la langue de Molière de moins en moins propice à ces citations.
— Et une pensée pour mon Amirounet et sa famille… Triste monde.