Archive for mai, 2011


En vrai, j’étais frustré. Paradoxalement, cela ne me dérange pas de ne pas écrire quand c’est moi qui m’amuse à mettre ce site hors-ligne, en revanche quand cette impossibilité ne vient pas de moi, ça m’ennuie. Oui. J’avais plein de trucs à raconter, mais j’ai hélas bien peur d’en oublier quelques parts en l’écrivant seulement aujourd’hui. En plus c’est une vraie fournaise dans c’pays, c’est pas très stimulant sur le point de vue intellectuel. Bref. C’était le moment #mylife, je m’arrête là.

Premièrement, *pouf* nouveau site. Mais bon, si vous êtes en train de lire ces lignes, c’est que vous êtes probablement déjà au courant. Enfin, je crois.

Attaquons cette nouveauté par deux angles. Le premier, j’en avais marre du mot « infr4red ». Il se faisait vieillissant et dépassé. J’avais envie de changement.
Deuxièmement, j’en avais marre du .com. Un internaute pouvait en effet facilement récupérer toutes mes coordonnées grâce à ce suffixe, et je n’y tenais pas paticulièrement. D’où le choix du .fr.
Et puis mon ancien hébergeur laissait à désirer.
BREF.

Maintenant, pourquoi « Sparkle sounds », hein ? Quelle question pas du tout existentielle quand même.

Ces deux mots sont tirés d’un court poème sans nom de la demoiselle dont j’ai déjà parlé de nombreuses fois, Shawna Howson alias Nanalew.

Ce poème, le voici :

She wants to be a pixie
Small to fly away
With nylon-fibred,
thin-stringed wings
And sparkle sounds to say.
But pretty little pixies
So tiny for a whim
All their magic, glow—forgo
To be like her or him.

On le trouve au dos d’Insomniatic Dreams, son premier recueil.
Je l’aime bien. Il est bref et beau. Simple et pourtant magique. Il n’y a pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est qu’il me plaît. J’ai donc décidé d’en utiliser quelques mots pour nommer ce blog.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
À chaque fois (et à vrai dire, c’est assez fréquent dernièrement) que je me réveille en pleine nuit, mes pensées vont immédiatement à cette insomniaque américaine, qui a écrit tant de poèmes au sujet de la nuit. C’est beau. Je ne prétends pas tout comprendre, mais peu importe. Ce qu’elle écrit est mélodieux et c’est tout ce que je recherche.

Elle commence Insomniatic Dreams par la citation de quelques lignes de Shakespeare. Par ailleurs, j’ai trouvé Hamlet en version bilingue, et je compte bien prendre le temps de le feuilleter après avoir fini le chef-d’œuvre qu’est Misery.

Sans cela, parlons d’Alice: Madness Returns. Tombé totalement par hasard sur cette invention vidéoludique, plus particulièrement sur cette vidéo présentant ledit opus, j’ai vraiment été charmé.
Je suppose que vous connaissez tous Alice au Pays des Merveilles, le conte écrit par Lewis Carroll narrant les aventures de l’héroïne éponyme.
La création dont il est question ici prend une toute autre orientation. Infiniment plus sombre, plus folle et plus cauchemardesque. À certains instants on s’approcherait presque de Tim Burton, mais cette comparaison est bien vite balayée par l’arrivée de sanglants et effrayants personnages sortis tout droit de l’imagination du créateur et sans le moindre rapport avec le conte originel.

Le principe est ici que le Pays des Merveilles qu’Alice a connu autrefois a profondément changé et est devenu un lieu où se concrétisent ses cauchemars, entremêlés de souvenirs douloureux.
À noter qu’en plus de cela, notre chère Alice est folle et ne fait parfois plus la différence entre son Pays des Merveilles, ses souvenirs et la réalité.
Réalité qui prend par ailleurs place dans un Londres glauque et sombrement humide.

Inutile de vous dire que le tout est très attrayant. Je doute qu’il touche un grand public, mais je suis particulièrement fan d’œuvres décalées comme celle-ci et à la limite de l’effrayant. Affaire à suivre donc.

Parlons musique, maintenant.

Premièrement, j’ai fait la découverte de Raven Zoë, une jeune guitariste et compositrice à ses heures perdues assez talentueuse et agréable à écouter. Parmi les chansons disponibles gratuitement, je me permets de vous conseiller d’écouter Unbelievable Things qui est des plus agréables.
Elle est aussi « experte » en reprise de diverses chansons, tant de Feist que d’Adele, je vous laisse découvrir si vous en avez envie. Bref, j’aime bien, ses morceaux sont très beaux, calmes et laissent gentiment l’esprit s’envoler, de quoi charmer donc.

Deuxièmement, totalement emporté par AMR (l’abréviation d’Alice: Madness Returns évidemment), j’en ai profité pour me procurer dans la plus totale légalité la bande-son de cette folle aventure.
J’ai particulièrement apprécié le morceau Madness (à peine étonnant hein) qui est absolument burtonesque. Un violon assez dérangeant et morbide et absolument pas mélodieux comme les autres compositions que j’ai pu vous présenter auparavant, vraiment très intéressant et follement, terriblement effrayant et entraînant à écouter. C’est un bon morceau comme il en existe peu. La folie brute et sans considération pour quoi que ce soit. J’aime j’aime j’aime et suis plus que pressé de voir ce que va donner cette création d’EA Games. Mouhahaha.

À part ça, j’ai aussi (re)découvert Sound of Silence, de Simon & Garfunkel — un groupe comme on en fait plus *pleure* —, un morceau sublimissime. Très calme, très mélodieux, très émotionnel je trouve. Au sujet du silence, de l’obscurité… Magnifique. Vraiment un morceau plus qu’excellent que je conseille à tout le monde.

« Fools ! » said I, « you do not know
Silence like a cancer grows »…

En fait elle est tellement superbe qu’il faudrait que je cite toute la chanson pour vous en montrer l’ampleur.

Sinon, j’ai redécouvert A Thousand Suns de Linkin Park que j’ai réécouté d’un bout à l’autre et que j’ai une fois de plus trouvé magnifique, innovant, profond… réel.
C’est assez magique d’écouter un morceau que l’on croyait oublié et d’en retrouver les mêmes sensations qu’à la première écoute. De se rendre compte à nouveau de la beauté du morceau en question, d’en être surpris, de recommencer à le lire en boucle, d’être encore une fois transporté par les notes qu’on entend… C’est une sensation vraiment très particulière.

« J’avais oublié à quel point Knights of Cydonia était magnifique ! Là j’écoute Invincible. Pour toi cette chanson elle signifie quoi ? »

Viva la vida !

Tiens, écrivons.

C’était évident que je finirais bien par réécrire ici. Y’a même plus de suspense, c’est pas drôle.
C’est assez fou, d’ailleurs, de noter qu’à chacune de ces « ruptures » je suis convaincu que cet endroit est plus qu’inutile pour au final me persuader du contraire d’une façon des plus lamentable. Mais passons.

Pour ceux ayant éventuellement suivi avec une minuscule once de curiosité ces dernières semaines, j’avais tout d’abord tout bonnement effacé ce blog. L’ayant ensuite remis à votre disposition, j’en avais dès alors supprimé l’intégralité des articles que j’y avais postés.
C’était sans compter sur mon fantastiquement désolant esprit qui s’empressa de restaurer lesdits articles. Quand je vous disais que c’était lamentable.

Ensuite, j’ai fait le tri. Si je ne me trompe pas, il doit rester une trentaine d’écrits restant visibles à vos yeux ébahis et abasourdis. Si je ne me trompe toujours pas et si l’un d’entre vous avait l’extrême patience de les parcourir en diagonale, il/elle s’apercevrait qu’aucun des articles en question n’est à mon sujet.

Habile transition — SHAZAM — qui me permet de rebondir avec dextérité sur la nouvelle orientation de ce blog.
Tout d’abord, j’aimerais lui donner une visée moins personnelle. Je ne saurais pas vraiment dire si j’y parviendrai ou non, mais j’en ai un peu marre de m’étaler en sentiments désordonnés, lamentations pathétiques et autres crises de déprime, autant de scènes d’une minable pièce de théâtre, particulièrement harrassantes, désagréables et trop peu engageantes à ma relecture.

D’où le tri mentionné plus haut.
À noter que pour certains articles que je voulais en majeure partie conserver, j’ai simplement supprimé les passages qui me semblaient désormais trop émotionnels et donc pas vraiment à leur place. Ce qui implique, bien évidemment, qu’il n’est plus tellement fait mention des demoiselles au sujet desquelles je divaguais tellement autrefois.

Il paraît qu’un chat a neuf vies, je m’apprête à entamer la troisième de mon existence.

En plus de vouloir être désormais moins égocentré, j’ai la volonté d’être ici un peu plus misanthrope aussi. A voir par la suite de quelle façon ça se traduira.

C’est certainement un peu trop long pour dire que je veux tout simplement changer, mais une personne au coude plus que célébrissime m’a certifié que c’est ce qui lui plaisait chez moi, et je l’en remercie encore.

Oh, par contre, vous aurez encore droit à quelques crises de folie passagère s’il le faut, ainsi qu’à mes surnoms débiles.

Cette image illustre pour moi la volonté d’avancer. L’astronaute ici représenté, le pionnier de l’espace dont je ne sais jamais orthographier le nom sans coquille, a voulu franchir le pas et s’élever au-delà du globe terrestre.

Il y a une citation, plutôt récurrente dans la série Fringe, qui dit :
« Only those who risk going too far will find out how far they can go. »
Et, bien que j’y rechigne habituellement, la traduction en langue de Molière :
« Seuls ceux prenant le risque d’aller trop loin verront jusqu’où ils peuvent aller. »

À méditer.

Mais dans tous les cas, il faut avancer. Ne pas s’attarder sur le passé.

Tiens, une comparaison me vient en tête. Il faudrait que la vie se déroule comme un Super Mario. Que l’on ne puisse qu’avancer, et que revenir en arrière, ne serait-ce que d’une case, soit rendu impossible par un mur de pixels infranchissable que la plus grande volonté du monde ne saurait briser.

Qu’on ne puisse qu' »aller de l’avant ».