Le deuxième thème que je souhaiterais développer, c’est Melancholia. Avis à ceux ne l’ayant pas encore vu, je vais essayer d’éviter les spoilers pour vous gâcher le plaisir.

Melancholia conte donc l’histoire de Justine, en plein mariage ; et de Claire, sa sœur. Jouée par K. Dunst — qui mérite par ailleurs totalement son prix d’interprétation féminine du festival de Cannes —, Justine est un personnage fascinant. Dépressif ou déprimé, c’est selon. Disons plutôt, avec plus d’exactitude, qu’elle ne sait pas vouloir être heureuse.
La fin du monde approchant, celle-ci montrera son indifférence totale vis-à-vis de cet événement.
Ils y a quelques points qui m’ont particulièrement frappés dans ce film, qui sont les suivants.

Tout d’abord, la lenteur. Le rythme est donnée par l’élongation du thème principal, qui se répète inlassablement tout au long de l’œuvre. Très effrayante mélodie par ailleurs. De longs passages de silence instaurent une sorte de « pause » dans le temps, c’est très bien rendu.
Enfin, l’introduction est absolument superbe. Uniquement de très beaux ralentis avec références culturelles, refaçonnés par Lars von Trier à la sauce Melancholia.

Ensuite, le mal à l’aise. Il provient certainement de l’excès de réalisme qui ressort de ce film. C’est pour cette raison que je l’ai trouvé si effrayant. Nul besoin de monstres ou de zombies, il suffit de réalisme, d’angoisse exprimée par les acteurs, et l’effet est garanti.
L’acceptation de la fin du monde par Justine est vraiment fascinante, très dérangeante par rapport à sa sœur, qui elle n’y est pas du tout préparée.
Par ailleurs, le jeu des acteurs est très bien orchestré. Parfois, nul besoin de mots, leurs regards et expressions suffisent. La peur qui se lit dans les yeux de Claire… Ça fait froid dans le dos.

Un autre point que j’ai particulièrement apprécié, c’est tout simplement le personnage principal. Elle est absolument fascinante. Elle a une personnalité si ambigüe, tellement enfouie au fond d’elle-même… Comme une coquille vide qui chercherait à se remplir… Mais qui en même temps n’en aurait que faire d’être vide.
Parfois on en viendrait presque à la plaindre. Elle semble malade, ce qu’elle mange a le goût de la cendre. Ça met mal à l’aise de voir cette situation.
Le regard… Kirsten Dunst a, durant une bonne partie du film, un regard vide. Vitreux et vierge de toute émotion, de toute sensation. C’est dans ces moments-là qu’on voit vraiment le manque total d’intérêt du personnage pour le monde qui l’entoure. C’est très intéressant de voir qu’elle vit au ralenti alors que la planète entière s’affaire pour gérer cette apocalypse qui approche.
Justine fait sans aucun doute partie des personnages fictifs que j’aurais aimé rencontrer, et elle se place dans le haut de la liste.

La chronologie de l’œuvre est parfaitement régulée aussi, à mes yeux. Au départ, on se croirait dans un conte de fées. Puis, au fur et à mesure que l’aiguille progresse, la tension monte, des frontières se créent, la bonne ambiance se brise… C’est assez terrible mais c’est rendu avec une maestria remarquable.

Somme toute, Melancholia est le meilleur film que j’aie jamais vu depuis The Dark Knight.
Je ne saurai que vous le conseiller ardemment, mais certainement qu’il ne plaira pas tellement aux plus enjoués d’entre vous qui, trop heureux, ne sauront probablement pas apprécier la beauté de la déprime de la protagoniste.

Car oui, il faut avouer que Melancholia porte bien son nom. Durant ce film flotte une atmosphère de mélancolie, d’envie d’une époque plus simple et sans soucis…
Je me rends compte que c’est lié… Quand je suis très mélancolique, j’éprouve une indifférence criante pour le monde qui m’entoure, et généralement j’écoute de la musique qui me vide la tête pour ne plus penser à rien d’autre que les notes qui arrivent.
Là, c’est la même chose. Justine est mélancolique et est, de fait, désintéressée de ce qui l’entoure.
J’aime beaucoup. Une œuvre parfaite et, comme je le répète depuis le début, très réelle, ce qui en fait sa force.

Parlons maintenant de Another Earth. Je dois avouer que n’en ayant pas parlé depuis que je l’ai vu, et ayant entre-temps regardé Melancholia, la trame est un peu occultée mais ce qui en reste dans mon esprit devrait suffire.
Cette œuvre, qui n’a vraisemblablement pas eu de succès, narre l’histoire de Rhoda, une adolescente de 17 ans tout juste diplômée, qui voit sa vie basculer en un instant. Un soir, au volant, elle apprend l’existence d’une planète jumelle et décide de la contempler dans le ciel étoilé. Intriguée, elle ne fait pas attention à sa direction et percute une voiture de plein fouet qui venait d’en face.
Dans le véhicule en question, un écrivain et compositeur accompagné de sa femme et de son enfant. Ces deux derniers sont tués sur le coup.
Rhoda, sortant de prison quelques années plus tard, va alors entrer en contact avec John, l’auteur susnommé, afin de racheter son pardon. Elle veut lui rendre la vie meilleure pour avoir causé la mort de sa famille.

À mes yeux, la trame n’est là que pour mettre en place la question primordiale qui est : « que me dirais-je si je me rencontrais ? ».
Rhoda ayant la possibilité de gagner un voyage sur ‘Terre 2’ — la planète jumelle —, et donc de pouvoir se rencontrer, tout le film s’articule autour de cette question. Force est de voir qu’elle n’en trouve pas la réponse.
Ce film est intéressant, très bien tourné et vraiment, vraiment très mélodieux, mais sa teneur trop philosophique a certainement apeuré le grand public. C’est dommage.
Je regrette en revanche qu’une intrigue amoureuse se mette en place entre les deux personnages, ça gâche un peu la… véracité de l’œuvre, en quelque sorte.

Bien évidemment, en sortant du cinéma et sur le loooong trajet de vingt mètres qui me séparait de chez moi, j’ai réfléchi à cette question. Qu’est-ce que je me dirais ? Je dois avouer que je n’en sais vraiment rien.
Ce serait une expérience sans nul doute très intéressante à vivre, mais j’ai peur que moi et moi restions tous deux à bégayer sans savoir quoi dire. Remarquez, c’est déjà ce que je fais presque avec les interventions de Julie. Même si elle est plutôt là pour me faire la morale.

Je pense que ce que je me dirais, c’est les regrets que j’ai. Les erreurs innombrables que j’ai faites et les merveilleuses situations dans lesquelles je trouve toujours moyen de m’enfouir.
En fait, si je me rencontrais, je pense que je ne m’aimerais pas. Que je préférerai ne pas rester avec moi, je ne sais pas pourquoi.
À bien y réfléchir, on a toute notre vie pour trouver une réponse à cette satanée question. Se placer devant un miroir et monologuer — chose que je n’ai jamais faite et ne ferai certainement jamais —, ce n’est pas vraiment pareil.

Cette question pousse tout de même à chercher le sens que l’on veut donner à sa vie. Bien qu’étant en médecine, je ne sais toujours pas quel est le sens de ma vie. Je sais quoi faire de ma vie mais je ne sais pas si cette dernière a un sens. Du moins, pour l’instant — Il faudrait que je trouve le temps de rajouter à ma pile de livre non entamés Qu’est-ce que la vie, de E. Schrödinger. Il paraît que c’est intéressant —.
C’est quelque chose que j’aimerais bien savoir, mais d’un autre côté… C’est comme les plus grands secrets de romans, on ne les connaît qu’à la fin.

Maintenant, parlons un peu… musique !
Vous n’êtes pas sans savoir, bien évidemment — je vous taquine — que Coldplay a sorti un autre album il y a peu.
Intitulé Mylo Xyloto, cet ovni musical a une particularité que j’ai retrouvée chez quelques groupes uniquement.
Ses chansons, sa composition… Ça rend heureux ! Sans trop savoir pourquoi, elles donnent envie de chanter, de sauter, de danser avec des inconnus… Ça donne envie de vivre les JMJ !
Et ça, c’est vraiment, vraiment grandiose. Ça fait un bien fou de l’écouter, je me laisse toujours emporter.
De plus, Coldplay change assez de style dans cet album, ça a quelque chose de ressourçant. On est intrigué par cette nouveauté, par cet extra-terrestre coldplayesque.
Un album vraiment très agréable à écouter, d’un bout à l’autre.

Les chansons que j’y apprécie particulièrement… Mon top3, tiens.
Charlie Brown. Parce qu’elle est vivante, énergique. Ça donne la pêche ! À écouter de toute urgence quand on est déprimé ou tout simplement qu’on a un peu froid !

Princess of China. C’est avec étonnement que j’ai vu qu’ici le groupe signait un duo, surprenant, avec Rihanna. L’ensemble formé est très entraînant. On a l’impression que la chanson raconte une petite histoire. C’est agréable. Et les voix de Chris Martin et Rihanna s’accordent vraiment d’une façon admirable. C’est un beau morceau.

Hurts Like Heaven. En partie pour les paroles et en majorité pour les sons. On dirait du Passion Pit durant les première secondes. C’est rythmé, mélodieux, agréable à écouter, comme de contempler le paysage ensoleillé après la pluie.
« Oh you, use your heart as a weapon, and it hurts like heaven »

A contrario, le dernier album de Blink-182, portant le nom de Neighborhoods, m’a moins enjoué. Certains morceaux sont très bien musicalement parlant, mais je les trouve trop « sombres » comparés à MX. Le style de leurs chansons dans cet album est plus classique aussi. On reconnaît Blink. Je m’y étais habitué et n’ai donc en conséquence pas été agréablement surpris par les sonorités de cet album. C’est un lot de chansons faisant agréablement passer le temps, sans plus.

Ah oui, ce qu’a Coldplay dans cet album que d’autres groupes n’ont pas… C’est cette énergie dans leurs chansons.
Muse est un groupe magnifiquement grandiose, et je n’ai pas envie d’aller voir Coldplay en concert, au contraire d’eux.
Mais Muse… C’est du spectacle, c’est du grand art. Dans un sens, c’est moins réel que Coldplay. Plus spatial. Et quand j’écoute du Muse, j’ai rarement envie de danser partout en chantant que j’aime la viiiiiiiiiie. Muse, ça confère plutôt une sensation de… puissance, plus que de bien-être.
Je retrouve cette impression de joie sans limites avec Coldplay, AC/DC mais aussi et surtout… Queen.
Dans ma playlist, la série Crazy Little Things Called Love, Bohemian Rhapsody et Don’t Stop Me Now, toutes trois de Queen, me donne plus la pèche que tout autre assemblage de chansons.
C’est quand même assez étonnant. Mais ce sont les meilleurs pour ça. Des groupes comme ça, on en fait plus.
Toujours est-il qu’à chaque fois que je les écoute, mon cerveau se met presque en pause et que j’oublie durant plusieurs minutes tous les soucis qui pourraient venir ternir le tableau.

J’ai découvert il y a peu un autre style de musique permettant la même évasion. Le dubstep.
Pour ceux ne connaissant pas (et je suis sûr qu’il y en a), c’est un très lointain cousin de la dance / techno. Ici, les artistes mettent la force de leurs morceaux dans la répétition de rythme lourds et de sons saccadés, industriels. C’est assez agressif pour les oreilles mais, de fait, quand j’en écoute ça me déconnecte vraiment. Juste ces sons étranges qui parviennent à mes tympans. Ça détruit tout le reste pour la durée du morceau. C’est assez… utile disons, presque agréable mais ça reste malgré tout assez lourd à la longue.
Le morceau le plus écoutable, c’est sans aucun doute Louder.
Une seconde composition, beaucoup plus mélodieuse mais moins « dubstepienne » : Graduation, par Gemini.

Je ne veux pas terminer cet article là-dessus, alors je vais tenter de trouver un autre thème à aborder.

Ah tiens, si on se la jouait façon Doctor Who ? Dans un épisode dont j’ai oublié le nom, un personnage force l’un des deux protagonistes, Donna, à remonter dans sa mémoire jusqu’à l’Événement qui a conduit à sa rencontre avec le docteur. Au choix qui a tout changé.

Alors… Si je me demandais… Qu’est-ce qui a fait que je suis en médecine ? Bien que l’idée me trottât alors dans la tête depuis quelque temps, je ne m’étais pas décidé à y aller pour autant. Alors quoi, pourquoi ? Je pense que l’instant déclencheur a été l’accident que je vous ai conté il y a quelque temps — tiens, quel étrange hasard, l’article se nomme Melancholia —
Il a eu lieu il y a plus d’un an, mais… J’ai vraiment été très troublé par cet événement, à l’époque.
Je m’en souviens encore. J’ai vu cette inconnue voler dans les airs après un crissement de pneus, ça m’a laissé coi pendant un moment.
Je me suis senti incapable, aussi. Même si plusieurs personnes (dont un policier si je me souviens bien) sont venus s’occuper d’elle, j’étais dépourvu de tous mes moyens et je n’ai pas pu être utile. C’est terrible comme sensation.
J’ai certainement trop d’empathie, et je suis certain qu’un jour ça me causera du tort. Mais je n’y peux rien, c’est ma façon d’être et je ne supporte pas de voir quelqu’un souffrir.

C’est certainement cette avalanche de sentiments qui m’a décidé à vouloir aller en médecine.

Pour finir sur un cliché, je me suis octroyé la permission de regarder V pour Vendetta le 5 novembre au soir.
Bon, soit, en réalité nous étions alors le 6 au petit matin, mais bon !
J’ai encore une fois beaucoup aimé ce film. La façon dont je le vois, c’est que V propose simplement aux gens d’oser sortir de leur carcan, d’élargir leurs esprits, d’apprécier un peu de culture. C’est étonnant de voir que c’est toujours on-ne-peut-plus vrai aujourd’hui. Mais bon, la société évolue, les gens aussi. Malheureusement, je crois que ce n’est pas toujours dans le bon sens. Mais que l’humanité fasse ce qu’elle veule, je m’en fiche.
Oui c’est orgueilleux de me croire différent, oui je suis pleinement égocentrique, et bien je l’assume. Si j’avais pu choisir je serais né chat et non humain. Ou arbre. Ou dynéine. Ou pas du tout. Que l’Homme aille se faire foutre, voilà.

Brefdoncjedisais… Le V. Personnage fascinant. Enfin, c’est plutôt un idéal fascinant. La nuance est à voir, il le dit lui-même. Ce qui est frappant dans ce film, c’est que les foules parviennent à bouger pour leurs idées. Peut-être grâce aux années d’oppression qu’elles viennent d’essuyer.
Le fait est qu’aujourd’hui, on n’a plus besoin d’un dictateur pour ne plus avoir accès à la culture. les gens le font par eux-mêmes. Ils se privent volontairement de tout un univers qui, pourtant, est fascinant.
Je trouve ça dommage. Mais c’est leur choix, tant pis.
V pour Vendetta ou la bataille pour donner aux citoyens la volonté de se lever du canapé et d’éteindre la télé pour aller voir le monde extérieur. C’est pourquoi je l’aime tant.

À part tout ça, j’ai tenté de regarder Hamlet, la version ou David Tennant joue le protagoniste. Mais force est d’admettre qu’à… tard dans la nuit, il est difficile de se concentrer suffisamment pour apprécier un chef-d’oeuvre tel que celui-ci. En VO, sous-titré d’anglais… de vieil anglais… de vieil anglais shakespearien… de vieil anglais shakespearien théâtral… de vieil anglais shakespearien théâtral avec accent hollandais…
C’est loin d’être a cup of tea.
Mais j’aime tellement Hamlet. Cette pièce est tout bonnement fascinante. La folie, quelle folie, si bien rendue… Hamlet s’y perd, c’est vraiment époustouflant la façon dont ce cher Will traite ça. À tous les coups, il était un peu fou lui aussi. Mais j’en ai déjà parlé, ne revenons pas dessus. Shakespeare était un génie, à n’en pas douter.

Sinon, et bien je n’ai vraiment pas grand-chose à raconter.
La médecine, ça prend du temps… J’ai en revanche pu aller faire quelques photos vendredi dernier, le 11/11/11. Dernier jour binaire du siècle, vous vous rendez compte ! :)
Les quais de tours sous un ciel ensoleillé, c’est beau. mais c’est petit, j’ai fini par déchanter.
Cette ville ne vaut définitivement pas Paris.
Du coup, côté événements, il ne se passe rien, donc je n’ai rien à dire si ce n’est que je n’ai rien à dire :x
Il y a des moments où je me sens bien et heureux, d’autres non. Mais comme toujours, du Queen et c’est fini.

Je souhaiterais terminer cet article par un paragraphe à propos de Shawna — Nanalew de son pseudonyme —. C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis peu. Écrire les raisons faisant qu’elle m’inspire tant.

Je l’ai découverte par le plus grand des hasard au travers de la vidéo I won’t say I’m in love !. Elle y reprend à sa façon une chanson d’Hercule, le Disney. J’ai tout de suite été charmé par la fraîcheur et l’innocence qu’elle dégageait.
Il y a toujours une joie de vivre en transparence dans les petites saynètes qu’elle filme.
Ses vidéos, c’est comme autant de rêves qu’elle semble mettre en images.
C’est ça qui est très touchant. On parcourt à sa suite son univers, sa vision des choses. Souvent décalée et très rarement dépourvue de beauté et de poésie. Il lui arrive de tout simplement filmer un paysage, jouant quant à elle son rôle insensé, sans un mot, avec de la musique. C’est beau, c’est magique.
J’ai particulièrement apprécié son œuvre Captured. Je l’apprécie toujours. C’est difficile de décrire cet enchaînement d’images. Disons qu’elle se présente, en partie. Je crois que c’est à cause de cette vidéo que je suis encore plus charmé par cette demoiselle.

Toutefois, ce que j’apprécie aussi chez elle, c’est sa capacité de faire des vidéos plus sombres. Je ne citerai que You are my Polysporin dans ce cas. Un poème saccadé et relativement noir sur la nicotine, l’héroïne et la Polysporine (pommade aidant à la cicatrisation). Un trio très Requiem for a Dream.
Il y a aussi Flicker que j’aime beaucoup. Elle y met en images — très abstraites et vagues je dois dire, mais ce mystère rend le tout d’autant plus attrayant — son poème du même nom, publié dans Insomniatic Dreams, que voici :

I’ll be your thousandth technicoloured anthem
Your rythm in the storm
When stars
Atlases
And worlds combust,
You know I’ll keep you warm.
I’ll light you up—African suns
We’ll drive into them all,
You know
You know
You know me
The thousandth flicker
In your fall.

—Shawna Howson

C’est abstrait, très abstrait. Mais étrangement, cette étrangeté est la bienvenue. Ça rend bien.

Ce que j’aime beaucoup, aussi, c’est qu’elle décrit sa personnalité à travers des poèmes. C’est bien pour ça que j’ai acheté Insomniatic Dreams, son recueil.
Même si je dois reconnaître ne pas tout comprendre, elle est passionnante. Très riche et pleine de recoins à découvrir.
Et le fait qu’elle parvienne à être heureuse et malheureuse, qu’elle le couche sur le papier et l’immortalise en images… C’est un fait rare et très appréciable.
Shawna compte publier un second recueil avant Noël, j’ai hâte de voir ce qu’il en est !

Je voudrais terminer cet article par un autre de ses poèmes, que j’espère plus compréhensible. Ce serait une bonne chose que vous compreniez sa signification, et donc ce partage.

Et oui, après tout ce temps, toujours…

Il s’agit de Silver.

The trees glow silver in the dark
The birds, the meadows—snow embarks
To cast them in vast picture white
From you, my love, the source of light.

My heart surveys the skies, the trees
The mountains, valleys, face of thee
God gave dark earth a sun, a moon
My lonely heart, the face of you.

In winter’s frost, in winter’s glow
Under God’s moon and in this snow
I’ll hold your eyes in silent night
Ne’er will I stray from you, my light.

—Shawna Howson