Bon alors en premier lieu, la retranscription d’un rêve datant d’à peu près un an et demi, qui m’avait vraiment marqué sur le coup. Donc voilà, il est tard, l’inspiration vient plus facilement quand l’inconscient montre le bout de son nez, du coup, je me suis permis de réécrire le rêve en question. Ben quoi, j’avais aucune idée pour remplir cet article donc il faut bien trouver quelque chose ! :D
Qui plus est, ça me tournait dans la tête depuis quelque temps…

—–
Comment tu peux me faire ça ? Et surtout, comment oses-tu me le faire maintenant ?! Je te déteste, je te hais, tu n’as pas le droit ! Tout avait si bien commencé, et toi, cachée derrière tes cheveux blonds, tu t’empresses de tout foutre en l’air en un clin d’œil… Bravo à toi, ô insensée !
Je ne sais même pas si je dois rire ou pleurer, je ne sais même pas à quoi tu m’autorises. Pathétique de la situation, fatalité du destin… Ironie du sort. Ce même destin que tu t’es amusée à provoquer une fois de plus. Une fois de trop.
Idiote !

J’ai mal. L’éclat soudain de la lumière me brûle les yeux. Tous ces rayons de soleil frappant l’océan, une multitude de miroirs pointés vers la côte. Secondes d’aveuglement puis le monde retrouve ses couleurs. C’est en plissant les yeux face à l’astre au zénith que j’aperçois les premières esquisses du paysage qui s’étend au-delà de la route bordant la plage qui forme un léger arc de cercle.
La marée semble basse et les vagues frappent timidement les premiers bancs de sable. Des parasols plantent leur pied dans le sable, épars. La fusion de ces parapluies estivaux avec les serviettes étalées tel un patchwork géant forme certainement un tableau des plus appréciables vus du ciel.
Les enfants sautent, courent après des ballons multicolores en se jetant des gerbes d’eau scintillante. Toutes ces silhouettes inconnues dansent et chantent intérieurement sous le soleil qui leur brûle doucement la peau.
Le vent chaud sur mes joues signifie, même pour le citadin que je suis, que c’est une belle journée. Je me laisse emporter par l’atmosphère de tranquillité régnant dans ce non-lieu et souhaiterais presque m’envoler pour suivre la côte et les rochers.
J’ai encore du mal à y croire. Le cri sifflant des quelques mouettes planant au-dessus des eaux translucides me ramène vivement à la réalité et à la voiture bleue qui passe moins d’un mètre devant moi à toute vitesse.
Je ne veux pas regarder, mais je sais qu’ils se trouvent dans mon dos. Tous. Toutes ces tentations et tous ces chapitres, toute mon histoire que je veux laisser derrière moi pour quelques heures. Tous ces buildings gris, croulant sous leur propre poids, gonflés par les pièces rouillées des touristes venant s’aventurer en ces lieux. Oublions, ils ne m’intéressent pas aujourd’hui.

Le monde s’amuse et une silhouette s’en détache. Pas besoin de l’observer des heures durant pour savoir. Je te reconnaîtrais entre mille.

Grotesque. Ta bouche tremblante et pleine de sang qui esquisse un sourire, survolant les mensonges que tu t’apprêtes à dire. Tes cheveux si blonds qui volent au vent et tombent devant tes yeux. Par un geste de l’une de tes mains brisées, tu replaces la mèche rebelle derrière ton oreille. Cliché. Terriblement cliché.
Et pourtant, j’y crois. J’y ai toujours cru. Tes yeux bruns qui se lèvent et se posent sur moi. Un ange. C’est un ange que je vais rencontrer.

Je sens une sorte de panique prendre ses droits sur mon corps. Respiration, rythme cardiaque, système nerveux. L’air trouve difficilement son chemin vers mes poumons tandis que mon cœur décide subitement de faire un bond et d’accélérer sans prévenir. Impatience. Un léger tremblement agite ma main droite qui se crispe instinctivement. Je ne peux pas y croire. C’est impossible. Et pourtant, c’est réel.
Menteuse !

Tes lèvres roses dévoilent tes dents et son sourire s’agrandit. Bonheur. Ton pas s’accélère et tu poses le pied sur le bitume, sur le premier de ces rectangles blancs parfaitement alignés. Des sandales accompagnent tes pieds nus, ces traîtres qui auraient dû s’arrêter. Tu portes un t-shirt blanc légèrement trop long ensanglanté et considérablement sali. Un short de jean bleu complète ce dont tu es vêtue en cette journée brûlante et dévoile la longueur de tes jambes en morceaux.
Si j’essaie de me souvenir, alors je me rappelle une écriture rose pâle. « Rock ! », écrit en grand et en diagonale sur ton t-shirt, suivi de « Music. Life. » en plus petit. Tu as une mèche brune derrière ton oreille gauche, rougie par le sang. Un liseré blanc le long de ton short. Un tableau parfait, mais qui n’est qu’un faux. Une odieuse impression cachée derrière un brin d’irréelle authenticité.

Un rêve. De ceux qu’on ose pas imaginer, irréalisables et définitivement inaccessibles. Ce doit être la surprise de me rendre compte que c’est réel qui me choque à ce point. Hahaha. Quel idiot je fais. Stupide et crédule. Je me laisse berner par la perfection de l’instant, par ton sourire théâtral et toute cette scène magnifiquement orchestrée pour que je ne me doute de rien jusqu’au bout. LIAR ! L’anglais prend le dessus quand je ne sais pas comment exprimer ma frustration, ou ma honte d’être tombé dans tes filets avec une telle facilité.

Telle une magicienne qui aurait cliqué sur un personnage, demoiselle au prénom doré, tu t’avances tranquillement vers moi en occultant le reste. Là, en revanche, tu as fait une faute : il y a de l’impatience dans tes yeux et dans tes pas pressés. C’est ce qui t’a achevée. En écrivant cette ligne, je me dis que tout ce manège était peut-être réel, finalement. Pourquoi pas. Mais c’est trop tard. Parce qu’à l’instant suivant, tu y mets fin.

Choc.
Ah ça, tu as joué ton rôle à merveille. Rien, aucun indice jusqu’au bouquet final. La surprise fut totale…

Tu regardes devant toi, en ma direction. Un rapide regard vers ta droite, tu accélères le pas pour traverser. Crissement de pneus qui freinent brutalement et tentent vainement de s’accrocher au bitume. Le bruit te fait tourner la tête, trop tard.
Formidable. Quelle maestria ! Applaudissons ensemble le metteur en scène de cet acte et l’actrice principale formant un duo des plus explosifs !
Moi qui attendais ce moment depuis si longtemps… Une réunion unique que je n’avais autrefois même pas osé espérer. Mes félicitations ma chère, tu viens de réduire à néant ce fol espoir ! Tu es douée, il n’y a pas à le nier, jusqu’à la fin je n’ai rien soupçonné !

Comme dans les films. Je vois le choc juste avant qu’il se produise. Du coin de l’œil, cette tâche rouge mouvante m’interpelle. Sa vitesse est anormale. Non, non, non, non, non, non ! Tout se fige comme une photo, je vois l’avenir défiler devant mes yeux et je ne peux rien faire pour l’éviter. Je meurs une première fois, tué sur le coup par mon impuissance flagrante.

Le véhicule rouge vif arrivant par ta gauche te fauche à hauteur des genoux, tes jambes forment quelques instants un angle improbable avant de se briser, ta sandale droite quitte ton pied et tu t’envoles sous l’impulsion. Tu marches sur les cieux durant un instant, ta tête heurte le pare-brise sur lequel tu retombes lourdement. Il se fissure et tu glisses au bas du meurtrier qui parvient à s’arrêter trois mètres plus loin. Trop loin. S’arrêter au moment opportun aurait été trop prévisible de toutes façons.

Ce serait mentir que dire que je m’y attendais. Secondes de silence total, sans battement de cœur, sans réfléchir. Choc. Retour à la réalité. C’est paniqué que j’interpelle vivement le conducteur, un barbu d’environ vingt-cinq ans — je ne sais pas pourquoi tant de détails me reviennent à l’esprit —, pour lui ordonner d’appeler les urgences, pour me rassurer mais sans grande conviction.

Non, non, non, non, non, non ! Cela ne se peut pas !

Tu es consciente mais tes yeux cherchent un repère. J’oublie instantanément tout ce que j’ai pu apprendre et cours à tes côtés. Sans savoir pourquoi, je note d’innombrables détails. Un grain de beauté sur ta joue gauche, tes oreilles vierges de tout artifice, une seconde mèche brune dans tes cheveux, la commissure de tes lèvres très légèrement plus haute à gauche qu’à droite, la teinte de vert dans tes iris… C’est naturellement que ta main vient se loger dans la mienne. J’ai peur. Je suis paniqué et je ne sais pas quoi faire. Tu cherches à parler mais le sang t’en empêche, tu essaies de murmurer avec peine. Tu as mal. Je le vois, je le sais. Tu ne me quittes pas du regard quelques larmes perlent à tes yeux. Je ne peux rien dire. Rien. Je ne peux rien faire.

Non, non, non ! Tu n’as pas le droit ! Menteuse ! Arrête ça tout de suite, tu ne peux pas faire ça ! Cruelle, tu es cruelle ! Tu oublies tout ce que tu as promis, tout ce que l’on avait prévu ; tout ce qu’on attendait tous les deux ! Menteuse !

Ce fouillis intérieur est vain. Je peux à peine te tenir dans mes bras tellement je crains de te faire souffrir. Toutes ces années pour quoi ? Rien. Je ne peux rien faire, rien dire, rien penser. Tous ces détails que j’emmagasine, gravés dans ma mémoire comme une ultime confidence empoisonnée que tu me fais.
Je suis à peine bon à prononcer ton prénom, comme une plainte pour te rattacher à la vie. S’il te plaît…

Ta poitrine se soulève de façon irrégulière et, comme dans le plus nul de tous les films, de plus en plus lentement.
Incapable, je suis juste bon à te regarder mourir sous le zénith, entourés du bruit des enfants riant sur la plage.
Morte. Tu es morte.

Tu avais promis… Et tu as tout détruit.

Voilà, voilà. Ce qui est amusant, c’est de constater que bien que le temps passe inlassablement — sisi je vous assure, comptez les secondes et vous verrez qu’elles ne s’arrêtent pas avant que la pile de votre montre soit vide… — j’apprécie toujours autant cette demoiselle. Enfin comme un bon nombre de personnes, je ne supporterais pas qu’il lui arrive quelque chose. BREF.
J’avais aussi envie d’écrire un texte sur le froid, mais là j’ai la flemme donc peut-être en fin d’article, si vous êtes sages et qu’il est pas trop tôt.

Alors, sinon ! Alors pour commencer, j’ai pour Noël eu droit à un joli agenda estampillé Moleskine, rougi aux couleurs de New York. Ledit agenda, de relativement petit format, m’offre généreusement dix lignes par jour. Lignes que j’ai choisi d’utiliser pour conter mes aventures ! Yeaaaah. Enfin, c’est un bien grand mot. Disons que j’y note ce qui m’a +/- marqué dans la journée, ou mes pensées quotidiennes. Et je m’oblige à faire ça tous les jours, jusqu’à la fin de l’année.
Première question qui se pose : pourquoi ? Pourquoi se lancer dans un petit projet sans intérêt comme celui-là ? Et bien tout simplement parce que ça me permet de me rendre compte que je suis bel et bien vivant — sisi je vous assure —, que j’ai bien vécu chaque jour de cette année 2012. Et puis ça me permettra de m’en rappeler les détails. Si un jour je veux me souvenir de ce que j’ai fait à ce moment, je n’aurai qu’à ouvrir mon carnet pour le lire.
Oh, je ne sais pas si c’est une bonne chose d’avoir la possibilité de raviver n’importe quel souvenir à partir du 26 décembre 2011 — premier jour de l’agenda, ndlr. — mais je pense que ça peut être intéressant. Et si le cœur m’en dit, peut-être que je récidiverai l’an prochain, pourquoi pas après tout. Mais pour l’instant, j’ai encore la majeure partie de l’année à compléter.

Deuxième question qui se pose… Est-ce que je vais vraiment m’en rappeler rien qu’en relisant ? À cette question que l’on pourrait presque considérer comme étant rhétorique je répondrai comme suit : non. Je ne me souviendrai certainement pas de tout puisque tout dans cette année ne me marquera pas tant que ça. Et aussi… Parce que je n’accroche pas une photo par jour. Encore heureux sinon il aurait déjà quadruplé de volume. Mais pour certains jours, oui. Simplement les clichés que je trouve réussis, ou beaux.

Troisième et dernière question… Qu’est-ce que ça signifie pour moi ? En vérité, j’aimerais bien placer ma vie dans ce carnet. C’est pour cette raison que j’ai joins aussi des photos des artistes, films et compositeurs que j’apprécie, que j’y ai noté des dates d’anniversaire et que j’ai utilisé quelques trombones supplémentaires pour accrocher le portrait de personnes auxquelles je tiens particulièrement. Peut-être que tu y es, petit/e lecteur/trice, qui sait ? :)

C’est aussi pour ça que, bien que ce soit très personnel finalement comme écrit, j’aimerais le faire lire, un jour, à quelqu’un. Qui ? Je n’en sais encore rien et ne suis pas pressé de le découvrir mais ça aussi, ça me tient à cœur.

Tiens, en parlant de ça, ma motivation. En fait, je suis motivé pour réussir cette année parce que je veux devenir médecin. Toutefois, si je réussis ce semestre et laisse donc la Paces derrière moi à la fin de l’année — en admettant que ce soit possible… —, j’ai quelque chose à faire. Quelque chose qui me tient énormément à cœur, depuis beaucoup trop longtemps. Oui, c’est un « secret » que j’ai sur le cœur mais qui ne me pèse pas du tout. Ce sont des aveux qui me donneront — je crois — une pèche incroyable pour la suite. Et si ce n’est pas le cas, tant pis, j’ai vraiment envie de trouver enfin le courage de faire ça.

Mais — car il y a un mais — tout cela dépend d’une condition. Il faut que je réussisse du premier coup. Sinon… Beh, je crois que sinon je ne vaux pas la peine de le faire, et que dans ce cas il faudra oublier ce fol espoir.
Attention, ce n’est pas pour dire que dans ce cas je ne redoublerai pas ! Mais que devrai certainement renoncer à ce dont j’ai tant envie au fond de moi.

Note : c’est amusant parce que j’en connais une qui s’échine à vouloir deviner ce que c’est… Peine perdue ! :D

Maintenant, tentons de parler littérature !
Enfin, je dis ça mais je n’ai pas lu grand-chose. Il faudrait. J’ai commencé beaucoup trop de livres pour que ce soit raisonnable et j’en ai lu quelques-uns.

Le premier d’entre eux est L’Ombre d’un Destin. Inutile que je mentionne l’auteure puisque c’est une amie et que vous ne la connaissez pas. Un écrit intéressant bien qu’un peu enfantin. Comme tout débutant, elle a du progrès à faire et je suis sûr qu’elle pourra atteindre des sommets !

Le second livre que j’ai parcouru de long en large est L’Amour dure trois ans, de F. Beigbeder.
Bon alors autant vous dire qu’il n’y a que deux choses qui m’ont marqué dans ce livre : l’emploi d’une première personne franche et vive assez prenante, enivrante, et le manque total d’intérêt de cette œuvre.
Mes impressions sont, pour ce livre, que Beigbeder ne se livre ici qu’à dire à voix haute ce que les gens aimeraient dire et/ou penser. Donc aucune inventivité. Normal puisque c’est une autobiographie à ce qu’il paraît. L’œuvre est bourrée de clichés et prévisible. On ne prend pas un plaisir fou en le lisant, surtout pour une chute aussi inintéressante que pathétique. Franchement, je l’ai lu mais il ne m’a pas intéressé. Vraiment pas. Je l’ai lu parce qu’on me l’avait recommandé mais je n’en suis pas ressorti grandi, enrichi avec, si ce n’est pas un enseignement, au moins une expérience notable. Non, même pas. Après l’avoir lu j’avais juste envie de dire « ok. » Il ne m’a rien appris, si ce n’est la durée de vie de l’ocytocine… Merci Dr. Beigbeder pour cette instruction !
Par ailleurs, sur le plan relationnel, rien d’intéressant non plus… Honnêtement c’est un livre à lire, un bon livre parce qu’après en avoir parcouru les pages on peut dire « je l’ai lu. ». Sinon, pas la peine de perdre votre temps.

Parmi les ouvrages que j’ai commencés… Il y a Le Roi Lear, Bettý — un policier à rebours assez prenant —, La Fin de L’Eternité — de la cience-fiction, comme vous vous en doutez — d’I.Asimov, Macbeth et bien évidemment Insomniatic Dreams dont je fais la lecture perpétuelle.
Et dans mes piles de livre s’alignant sur ma table de chevet se trouvent 1984, Le Livre sans nom, Othello, Cher Jupiter, Entre le chaperon rouge, le loup, et moi, c’est fini… Autant vous dire que les prochaines vacances que je rencontrerai seront littéraires !

Maintenant parlons 7è Art !

Alors tout d’abord, j’ai vu Contagion. Un film catastrophe plutôt intéressant sur ce qu’il se passerait probablement en cas d’épidémie soudaine et de grande envergure. Sur le plan médical, sociologique, humanitaire, tout ça, il est vraiment passionnant. Des médecins ont participé à l’écriture du scénario et ça se ressent.
En fait, il était très réaliste… La corruption des gouvernements par les laboratoires pharmaceutiques, mettant en péril la survie de la moitié de l’humanité en refusant d’admettre l’efficacité d’un homéopathique. La crainte des gens de perdre pouvoir et argent en investissant dans des structures d’accueil de soin… Le choix des premiers vaccinés…
Ça fait un peu peur dans un sens, mais c’était vraiment très intéressant.

Dans le même registre, j’ai aussi regardé Living In Emergency, un documentaire sur Médecins Sans Frontières. Comment dire ce que j’ai ressenti… Ça prenait au cœur quoi. Ça a l’air terrible mais ça donne vraiment envie d’y participer tellement il y en a besoin. Je pense que c’est une expérience vraiment difficile à vivre mais qui est très enrichissante. En ce qui me concerne j’ai déjà décidé que je le ferai, sans nul doute.
J’ai retenu notamment une phrase : « Je ne pouvais pas imaginer ce que ça ferait d’être *le* docteur de la ville ». Là-bas, pas d’horaires jolies et gentilles. La disponibilité doit être quasi-permanente. Vraiment très intéressant et très touchant.

Du côté des Studios Ghibli, deux nouveautés et demi !
La première, Le Royaume des Chats. Très objectivement, c’est le conte de la famille à Totoro que je trouve le plus agréable. Le plus mignon, le plus léger, le plus enfantin. Une lycéenne qui se retrouve transformée en chat et coincée par la même occasion dans le petit monde des félins, si ce n’est pas mignon ça. Un peu trop enfantin comme départ peut-être, mais finalement c’est surtout magique et absolument pas niais. Les personnages sont caricaturés et pleins de comique, c’est plutôt rafraîchissant.
Qui plus est, l’histoire est tout de même relativement belle, avec presque une critique du monde réel. J’aime beaucoup, c’est vraiment le genre d’œuvre qui fait agréablement voyager pendant un peu plus d’une heure. Il est vrai qu’il est moins mature que les films de Miyazaki, mais justement c’est tout un charme. Et c’est peu facile aussi, je le crois. Créer un conte sans tomber dans la niaiserie… C’est un défi relevé d’une main de maître.

En deuxième lieu, Si tu tends l’oreille. Là encore, la protagoniste est une lycéenne. On y retrouve d’ailleurs quelques personnages félins de l’œuvre sus-nommée.
À travers l’écriture et la musique, elle chercher à s’évader dans un autre monde qui serait discrètement tapi dans le notre. J’ai trouvé ce film très touchant parce que Shizuku essaie en même temps d’atteindre un but, de se prouver quelque chose… Un peu comme moi en fin de compte. C’est une fois qu’elle l’a prouvé qu’elle se rend compte que oui, elle ne vaut pas rien.
Ce dont je ne suis pas encore tout à fait convaincu pour moi par moments, je dois l’avouer.
Se lie en filigrane une relation amoureuse avec un petit violoniste tout aussi rêveur qu’elle.
J’ai bien aimé le fait qu’elle s’acharne vraiment sur l’écriture, délaissant sa famille, sa santé au profit de ce dont elle a envie, et de son amour finalement. C’est peut-être — et même certainement — égoïste mais j’ai trouvé que c’était bien rendu. Il faut y croire !
Le film se termine, ô belle coïncidence, sur un lever de soleil. Bien sûr, cela m’a aussitôt rappelé Parménie. Puis, une très charmante déclaration d’amour, que je vais reprendre ici tellement je la trouve joliment formulée. Pour rappel, les deux personnages sont deux adolescents et ne forment alors pas de couple.. Et ici c’est le garçon qui parle.
« Dis, je peux te demander quelque chose ? Voilà, je ne sais pas dans combien de temps ce sera mais… Shizuku, veux-tu m’épouser ? » #CutenessOverload

La dernière moitié de partie cinématographie Ghiblienne est… La colline aux coquelicots ! À moitié parce qu’il m’intéresse maiiiiis seulement je ne l’ai pas vu… Il a l’air toutefois toujours aussi intéressant. Peut-être demain, qui sait.

Ensuite, entre temps, je suis allé voir Hugo Cabret. Un petit conte assez mignon qui narre les péripéties d’un jeune enfant poursuivant les fantômes de son père à travers le métier d’horloger. L’histoire est belle mais manque cruellement de profondeur. J’aurais bien aimé qu’elle soit plus glauque, plus steampunk. Plus réaliste qu’un conte enfantin.
Toutefois j’ai bien aimé les apparitions des films de Georges Méliès ainsi que de la jeune Chloë Moretz. Une petite actrice que j’aime bien.

Ensuite, j’ai vu Intouchables. Ce film est absolument génial. Deux petites heures de pur fou rire. Sur ce point, le meilleur film que j’ai jamais vu. De la vraie détente. Un film que je ne regrette vraiment pas d’être allé voir.

Ensuite, il y a Take Shelter. Ça, c’est différent. Je l’ai vu dans un cinéma d’Art & d’Essai, un soir. C’était très amusant car dans le hall il n’y avait que des amateurs de films. Des vrais. Des cultivés. Qui allaient vers les gens leur dire bonjour, ce qui suggérait l’appartenance à un club de cinéphiles. C’était vraiment une très belle atmosphère. Le genre de personnes avec lesquelles on peut parler après le film et avoir un vrai avis, fondé, sur ce qu’on vient de voir.
Évidemment, un tel film ne pouvait être projeté qu’en version originale. J’ai donc eu l’immense plaisir de voir une œuvre de plus en anglais dans une salle de cinéma. Je crois que ma dernière expérience de ce genre remonte à Arrietty, vu au cinéma des Halles Châtelet avec une petite écrivaine.

Take Shelter ou l’histoire de la paranoïa.

Le protagoniste ? Un ouvrier, père de famille, aimé par sa femme et sa fille, sourde. Rêves récurrents d’une tempête étrange, violente et empêchant les gens d’agir d’eux-mêmes. Au lieu de cela, humains comme animaux déploient une haine meurtrière envers leurs confrères et vers notre homme. L’apparition de ces rêves vire donc à la paranoïa. Il se met à construire un abri anti-tempête — « take shelter » signifiant « se mettre à l’abri » —…
C’est un film très intéressant car bien qu’il semble être le fou, l’insensé du film, on a aussi un point de vue particulièrement crédible sur lui, ce qui fait qu’il n’est pas si effrayant pour le spectateur.
Il me semble très réaliste par ailleurs. Exemple avec la scène où il se rend chez un psychologue et débute la consultation par « ma mère était schizophrène à tel âge, j’ai à peu près le même âge […] il faut tels symptômes pour une schizophrénie, j’en ai 4/10, ce qui correspond à tel niveau de la maladie… », et là on voit bien la peur qui l’habite.
Les rêves qu’ils fait sont angoissants, tant pour lui que pour le spectateur qui est contraint de les suivre à la première personne. Il lui arrive aussi de perdre le contrôle de lui-même et de se lancer dans des crises de folle colère assez violentes.
Somme toute la folie est vraiment parfaitement rendue ici, mais plus sur le plan pathologique que sur le plan spirituel. Dans Hamlet, le héros éponyme devient fou parce qu’il le veut, rien à voir avec une quelconque hallucination. Là c’est différent. Deux œuvres incomparables et qui pourtant se recroisent…

Sans cela j’ai aussi vu J.Edgar, le dernier long-métrage réalisé par Clint Eastwood ! La biographie de l’homme du même nom qui était le premier patron du FBI, et aussi considéré comme homosexuel voire travesti à ses heures perdues.
C’est un film plutôt intéressant, toujours sous la marque d’Eastwood. Très réaliste. Bien évidemment, ce n’est pas très dynamique, contrairement à Public Enemies qui est bien plus vivant.
Dans J.Edgar joue DiCaprio dans le rôle principal, que je vois avec joie revenir sous le feu des projecteurs pour des rôles assez intéressants : Shutter Island, Inception… C’est agréable car on se rend compte qu’il a un certain potentiel.
C’est Johnny Depp qui tient le premier rôle dans Public Enemies. Et c’est tout aussi agréable car il montre avoir la capacité d’exécuter des rôles plus sérieux que celui d’un pirate caribéen ! En effet, n’est pas John Dillinger qui veut, celui que l’on considère comme l’un des plus grands bandits des années 30 aux USA !
Il est d’ailleurs amusant car entre ces deux films le parallèle s’est fait de façon automatique. Et puis comme sieur Edgar a activement participé à la capture de Dillinger, c’est tout à fait normal de les relier en fin de compte.

Au fur et à mesure que j’écris je me souviens de film que j’ai vus et dont je n’ai pas parlé…

Rain Man par exemple ! Ou l’histoire d’un autiste que l’on confronte au monde réel. Une épopée très intéressante menée par lui et son frère, au départ dans le but de gagner de l’argent mais, finalement, d’apprendre à se connaître. C’est une belle histoire parce que les deux personnages évoluent vraiment le long du film. Il faut apprendre à traiter les autistes avec sympathie et à ne pas leur demander de s’aligner sur nos lois. Au contraire.

D’ailleurs, qui a décrété de quel côté des murs se trouvait l’asile ? Hmm ?

Bon alors comme à mon habitude, un peu de musique pour terminer cette grande accolade d’inutilité ! :D

Commençons par du classique ! Et commençons par Dvorak. Ce grand Dvorak, auteur de la symphonie que l’on nomme comme étant celle du « Nouveau Monde » et dont vous avez certainement entendu l’une des parties les plus connues. Je trouve ça… Indescriptible. Cette composition a une telle force, c’est vraiment incroyable. Je devrais écouter ça en allant à la fac pour oublier le froid tiens.
Ah je crois que je ne comprendrai jamais comment un simple assemblage de notes peut véhiculer tant de puissance. Mon dieu.

En deuxième lieu, je vous avais déjà brièvement parlé de la bande-son de L’Étrange Noël de Monsieur Jack. Je prends cette fois en considération What’s This, dont je me suis subitement aperçu connaître les paroles ._.
J’aime beaucoup ce morceau, très enchanté, dynamique… Plein de couleurs. Toutes les conditions sont donc réunies pour une reprise par les Fall Out Boy ! Et cette version est pleine d’énergie, j’ai envie de secouer la tête en sautant partout quand je la chante, ce qui est très rare et donc à prendre en note…

Troisièmement, place au groupe au nom étrange, M83, et à son album Hurry Up, We’re Dreaming !.
Je dois admettre avoir eu un véritable coup de cœur pour le morceau s’intitulant Raconte-moi une histoire. C’est un groupe anglophone mais le titre est très équivoque et parfaitement bien choisi. Les paroles traitent d’une toute petite fille narrant l’histoire d’une petite grenouille magique… Très beau. S’il y a un morceau à écouter, c’est bien celui-là !

Dans un registre un peu plus large, M83 est un groupe étrange mais leur musique est particulièrement belle. Midnight City est particulièrement réussie elle aussi.
Ils semblent moyennement connus mais c’est un groupe innovant qui gagnerait à être répandu pour son talent !
C’est bien cet album qui constitue mon coup de cœur musical du moment, sans un seul instant de doute. Je le conseille à tout amateur de nouvelles sensations fort plaisantes (oui cette phrase est à double sens, bande de pervers !), il/elle sera satisfait/e.

Et, le plus surprenant pour la fin… L’adaptation au piano de la bande-son d’un jeu chelou que je ne connais pas. J’ai nommé U.N. Owen was her. Ce petit morceau est très bien pensé, intriguant, inhabituel et donc on-en-peut-plus intéressant à découvrir. En fait, il est étrange donc indescriptible.
Et pourtant, très envoûtant… Je pourrais l’écouter en boucle.
Dans la vidéo, j’aime particulièrement le fait qu’il s’agisse d’un piano « automatique », qui abaisse seul les touches… Ça donne un côté magique et surnaturel à la chose, assez amusant.

Sans cela… l’un des événements majeurs du mois de décembre fut, il faut l’admettre, ce satané concours. L’aboutissement de ce premier semestre dont je me tirai avec une note minable, en sachant que pour l’instant je ne valais pas mieux. Au-dessus de la barre des 50%, j’ai alors vu mes chances de passer dès cette année fondre comme neige au soleil. Normal. Mais maintenant que j’ai trouvé une vraie raison de réussir, je crois que je serai frustré à la fin de l’année parce que finalement je ne m’autoriserai pas à faire ce dont j’ai tellement envie, par cause de cet échec. Enfin bon, nous verrons bien. Il n’y a plus qu’à s’accrocher et Alea jacta est, comme dirait Jules.

Mis à part ces péripéties studieuses, j’ai eu l’immense plaisir de me voir offrir un joli Reflex pour Noël. C’est beau. Je n’aurais jamais cru cela possible. Et pourtant, je peux le tenir entre mes mains. Cela fait pas mal de temps que j’aimerais aller me promener et faire de belles photos, mais en fait Tours est inintéressante. Elle permet de beaux clichés à partir du moment où il y a du monde. Ou alors… de la neige ! Comme c’est subitement le cas ce matin ! C’est formidable, si vous saviez depuis le temps que j’attendais que ça tombe… Je suis heureux, et si les flocons ont la gentillesse de s’achever avant le coucher du soleil, je m’offrirai peut-être une rafraîchissante épopée photographique dans les rues de la ville.

Hmmm encore une fois j’ai oublié l’essentiel. Et l’essentiel, c’est quoi ? Pink Floyd mes amis, PINK FLOYD !
Le best-of de ce groupe, sorti d’outre tombe dans les rayons de la Fnac, m’attirait depuis quelque temps. Il est évident que c’est un groupe que l’on ne peut que difficilement qualifier de récent, et qu’en conséquence de ça il m’intéresse au plus haut point. Toutefois, le prix avait tendance à me refroidir. C’est pourquoi, dans l’illégalité la plus totale, j’ai préféré l’obtenir via un site pas du tout légal et maintenant hors-ligne, avec 100% de réduction.
Après une sympathique écoute desdits morceaux, qui me touchaient au plus haut point, j’ai décidé d’aller acheter l’album qui, à mon sens, en valait finalement le prix. Chose que je n’aurai certainement jamais faite si toute forme de téléchargement gratuit était interdite, mais bref.

C’est donc ainsi que A foot in the door se retrouva au sommet de ma pile de disques. Ah, Pink Floyd. Groupe mythique comme il n’en existe plus de nos jours.
Bien entendu, je suis sûr que chacun et chaun d’entre vous a déjà eu le plaisir d’écouter Another Brick In The Wall (part 2). Sisi, je vous assure. Un morceau qui ne se définit plus tellement il y a de choses à dire à son sujet. Mythique et inoubliable.

En deuxième lieu, High Hopes. Ce morceau-là est le premier qui m’a frappé. Un son de cloches déstabilisant mais, pour tous vous dire, mystérieusement envoûtant. Un morceau à écouter au calme et à suivre avec attention. C’est une sorte de… complainte apocalyptique, de renaissance, de choses étranges entremêlées pour notre plus grand plaisir auditif.

Enfin, Shine On You Crazy Diamond. Ça, c’est le morceau indescriptible. Celui qui laisse sans voix. Une symphonie électrique, une ode à la musique… Une composition formidable et tout aussi grandiose que Stairway to Heaven (de Led Zeppelin évidemment), que je considère comme le morceau le plus parfait que j’aie jamais entendu.
Shine’ est vraiment belle, découpée en plusieurs parties, plusieurs mouvements. C’est magnifiquement musical et ça, c’est de la vraie et belle musique, au même plan que Dvorak.

nb: article n°42 !