And sparkle sounds to say.

« So, how are you holding up ? Because… I'm a potatoe. »

Catégorie : Inclassable

Le Questionnaire de Proust

Ma vertu préférée.
– La capacité de discernement. Savoir comprendre. Et chercher à vouloir comprendre ce qu’on ne connaît pas. Être intéressé par l’inconnu.

 

La qualité que je préfère chez un homme.
– La sincérité au-delà de la fierté. Quand un homme se révèle tel qu’il est vraiment, et non pas tel qu’il veut paraître au monde. Les hommes sont très taciturnes et communiquent peu sur leurs sentiments. C’est très positif d’en voir un s’extérioriser.

 

La qualité que je préfère chez une femme.
– Savoir sourire. Savoir être différente mais accepter ses points communs avec le monde quand elle en a. Savoir vivre sans se soucier des règles qu’elle se fixe.

 

Votre caractéristique première.
– La peur. La peur de rencontrer des gens, la peur de faire mauvaise impression, la peur d’être maladroit, ridicule. La peur d’avancer vers l’avenir. La peur de perdre les personnes auxquelles je tiens. La peur de me tromper.

 

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
– Leur capacité à détendre l’atmosphère, quel que soit le lieu et l’instant. L’ensemble heureux qu’on forme. Leurs capacités d’écoute et de présence. La réciprocité de notre amitié.

 

Mon principal défaut.
– Avoir trop de défauts.

 

Mon occupation préférée.
– Écouter de la musique, tout le temps. Découvrir de nouveaux morceaux, les redécouvrir quelque temps plus tard. Les apprécier en fond, durant une lecture, une séance photo, une marche, un voyage, pendant que j’écris.

 

Mon rêve de bonheur.
– Être médecin et rendre heureux les gens qui m’entourent.

 

Quel serait mon plus grand malheur ?
– Devenir sourd. Ne plus pouvoir entendre les gens parler, ni écouter de musique. Vivre pour le restant de mes jours dans un silence oppressant. Cette idée me terrifie rien que d’y penser.

 

Ce que je voudrais être.
– Une feuille ou un pétale de fleur fané, porté par les vents et pouvant visiter le monde entier en écoutant la Musique des Sphères autour de moi.

 

Le pays où je désirerais vivre.
– La Terre. Probablement un pays anglophone, mais nulle part en particulier. Juste un lieu où sentir que je suis heureux d’y vivre et où je perçois de la joie, quelques sourires. Partout à la fois, finalement. À travers l’immensité des Etats-Unis. En mouvement.

 

La couleur que je préfère.
– Le turquoise, légèrement éclairci. Une couleur au milieu du bleu aquatique, maritime, céleste présent tout autour de nous bien qu’il soit tout juste imperceptible ; et du vert des plantes, des spots lumineux, de la vie en mouvement, qui respire et sonne en permanence.

 

La fleur que j’aime.
– La lavande, pour son parfum. La rose, pour son élégance, sa noblesse et ses épines. L’edelweiss, pour son éclat et son nom si mélodieux : l’étoile d’argent.

 

L’oiseau que je préfère.
– Aucun volatile ne me fait trembler d’intérêt. Toutefois, j’aime bien le nom et la poésie du colibri.

 

Mes auteurs favoris en prose.
– Bien que trop nombreux pour être nommés, je retiens principalement J.R.R. Tolkien, pour son œuvre fantastique et majestueuse. On pourrait considérer sa perfection comme inégalée que ce ne serait pas volé. Sa plume porte à croire dès les premières ligne qu’on se trouve au sein d’une biographie, d’un récit de voyage. C’est stupéfiant. Cela fait très longtemps que je n’en ai pas parcouru les ouvrages, mais j’en garde un excellent souvenir.

 

Mes poètes préférés.
– Shakespeare. C’est peut-être à tort que je le considère comme poète, mais je définis son style comme de la prose poétique. Bien que le plus souvent dépourvues de rimes, ses lignes sonnent comme un chant, accordées sur le ton de la scène. C’est une façon d’écrire plutôt intéressante et dans laquelle se retrouve un certain charme.

 

Mes héros dans la fiction.
– Je crois pouvoir nommer Batman. Celui de la trilogie de films créés par C. Nolan. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’un personnage que l’on voit se construire et qui essaie de saisir le monde qui l’entoure alors que celui-ci évolue et se détruit à petit feu. Il y a un fond très intéressant dans ces films, je crois que c’est la recherche de son identité. Bruce Wayne se fraie tant bien que mal un chemin à travers la folie, et prend peu à peu conscience du monde réel. C’est un personnage qui a du sens, et c’est suffisamment rare pour être remarqué.

 

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
– Certainement Nausicaä, protagoniste de l’œuvre de la Vallée du Vent, de Hayao Miyazaki. Tout au long des sept tomes de l’œuvre à mi-chemin entre le roman, le manga et la bande dessinée, elle cherche à donner une raison d’être au monde qui l’entoure, en essayant de le comprendre avec son âme encore enfantine. Ici, la trame se situe à mon sens dans l’évolution, le passage à une personnalité adulte sans perdre les fondements de son enfance.

 

Mes compositeurs préférés.
– L’hésitation entre le contexte de la création de ce questionnaire et les temps actuels me fait osciller entre la musique « classique » et « moderne », mais je porte finalement mon choix sur Matthew Bellamy. Nul autre que le compositeur de la plupart des morceaux de Muse, je trouve qu’il parvient à transmettre beaucoup de… matière dans ses créations. Ses morceaux ne sonnent pas de façon vide. Ils sont pleins de force et d’originalité. Aucun ne ressemble à un autre, et c’est formidable. Aussi pour son Exogenesis Symphony, majestueuse.
– Mais aussi, Joe Hisaishi est un artiste hors pair. Un compositeur classique de talent, le seul qui m’ait fait pleurer en concert. Chacune des notes qu’il pose sur sa partition est un concentré d’émotions. Ses oeuvres sont tout simplement belles et mélodieuses. Parfaites, pleines d’une douce beauté inconnue qui nous envoie rêver.

 

Mes peintres favoris.
– Salvador Dalí, pour son oeuvre irréaliste. Ses créations semblent sorties d’un imaginaire improbable et totalement fou, à peine limité par les possibilités de ses pinceaux. Il est certes difficile d’en saisir le sens — en admettant qu’il y en ait un — mais je trouve ses tableaux très prenants, remplis de mystère.

 

Mes héros dans la vie réelle.
– Nelson Mandela. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais c’est une personne qui m’a toujours inspiré énormément de respect. Quelqu’un qui a énormément donné de sa personne pour son prochain, sacrifiant une grande partie de sa vie pour ses idéaux, le bien de l’immense population qui l’entourait.


Mes héroïnes dans la vie réelle.

– Marilyn Monroe. Je ne connais pas vraiment son histoire et n’ai vu qu’un seul film où elle tient un rôle — Some Like It Hot — mais elle me semble être quelqu’un de très sensible et une actrice très intéressante. Je pense qu’elle a subi beaucoup de choses désagréables et qu’elle s’en est infligé autant. Je pense qu’elle sacrifiait une grande partie de sa personnalité afin d’être comme elle voulait. Elle reste, je crois, un idéal pour beaucoup de demoiselles et, finalement, c’est la seule personne féminine qui m’est venue en tête.


Les personnes dans l’histoire que vous détestez le plus.

– Il ne s’agit pas d’A. Hitler. Je crois que c’était un homme rongé par sa maladie mais avant tout par sa folie. J’en veux bien plus à toutes les personnes des échelons inférieurs, les meurtriers directs des nombreux génocides qui tapissent l’histoire et qui prenaient un malin plaisir à faire souffrir ceux qui leur tombaient entre les mains.

 

Mes héroïnes dans l’histoire.
– Elizabeth II, la Reine du Royaume-Uni et du Commonwealth. On peut la considérer comme un personnage historique, vu son âge. Je trouve qu’elle a endossé la casquette de Princesse, puis la couronne de Reine, avec beaucoup de noblesse et de force. Aujourd’hui, la grandeur royale de l’Angleterre est vraiment unique en son genre. Pour la grandeur de cette famille royale et de son souverain, j’aimerais énormément être de nationalité anglaise.

 

Vos plats et boissons préférés.
– En ce qui concerne la boisson, un diabolo grenadine. Exquis mélange de limonade et de sirop de fruits rouges. Une boisson rafraîchissante, au parfum délicieux et pétillant
-Pour le plat… Rien de particulier, je crois. J’aime bien les pâtes carbonara, une bonne soupe, les courgettes, de la limande…

 

Mes noms favoris.
– Suzie.

 

Ce que je déteste par-dessus tout.
– L’hypocrisie. Les personnes qui se font passer pour quelqu’un d’appréciable et qui n’attendent que le bon instant pour vous faire souffrir. Et la prétention. Se croire mieux que d’autres, c’est déjà prouver qu’on ne l’est pas.

 

Personnages historiques que je méprise le plus.
– Mépriser quelqu’un, c’est déjà éprouver un minimum d’intérêt pour ses actes. Donc je ne méprise personne.

 

Le fait militaire que j’admire le plus.
– La création de l’Empire de Napoléon. Un grand personnage plein de force et de confiance en son pays. Je ne m’intéresse pas vraiment à l’histoire. Ah, toutefois j’ai beaucoup d’admiration pour l’époque japonaise des Samourais. Ce peuple dégageait une noblesse et une sérennité d’esprit primordiales dans leur culture. Basés sur l’honneur, la bravoure et le courage, ils représentaient des valeurs qui seraient bonnes à rappeler actuellement.

 

La réforme que j’estime le plus.
– L’obligation pour les enfants d’accéder à l’école publique. C’est noble de vouloir donner une éducation à tout le monde. C’est ce qui permet ensuite le discernement, et généralement un avenir.

 

Le don de la nature que je voudrais avoir.
– La possibilité de me mêler au monde. De m’allonger quelque part, dans un tapis de feuilles, et de ressentir avec paix tout ce qui m’entoure. On peut déjà y parvenir si on est particulièrement calme, et c’est une sensation très agréable de percevoir le monde par ses sens, sans les analyser.

 

Comment j’aimerais mourir.
– En étant toujours capable de discernement. La fin en elle-même m’importe peu du moment que je suis encore conscient de mes faits, réflexions et gestes. S’il faut préciser une façon particulière, noyé. Sans aucun doute. C’est parfois bn de ressentir la panique à l’idée de se sentir perdu. Se noyer est bref, le temps d’une inspiration et ensuite, c’est terminé. J’aime l’idée de pouvoir m’enfoncer dans des eaux profondes et inconnues, au milieu des poissons et d’un océan présent depuis l’aube des temps.

 

État d’esprit actuel.
– Rétrospectif et introspectif. Ce questionnaire est une bonne façon de se forcer à se redécouvrir un peu. Sinon, mon esprit est comme la météo. Ensoleillée, et m’efforçant de souffler les nuages hors du paysage.

 

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
– Toutes quand on aime. On est alors capable de pardonner tout et n’importe quoi. De trop pardonner, certainement. Je ne sais pas vraiment. Je suis capable facilement de pardonner l’absence. Et on m’a suffisamment pardonné mes erreurs pour qu’aujourd’hui je comprenne qu’il est essentiel de savoir pardonner.

 

Ma devise.
– Être ou ne pas être, telle est la question.

Thousand Silences of Zoë’s Insomniatic Madness

En vrai, j’étais frustré. Paradoxalement, cela ne me dérange pas de ne pas écrire quand c’est moi qui m’amuse à mettre ce site hors-ligne, en revanche quand cette impossibilité ne vient pas de moi, ça m’ennuie. Oui. J’avais plein de trucs à raconter, mais j’ai hélas bien peur d’en oublier quelques parts en l’écrivant seulement aujourd’hui. En plus c’est une vraie fournaise dans c’pays, c’est pas très stimulant sur le point de vue intellectuel. Bref. C’était le moment #mylife, je m’arrête là.

Premièrement, *pouf* nouveau site. Mais bon, si vous êtes en train de lire ces lignes, c’est que vous êtes probablement déjà au courant. Enfin, je crois.

Attaquons cette nouveauté par deux angles. Le premier, j’en avais marre du mot « infr4red ». Il se faisait vieillissant et dépassé. J’avais envie de changement.
Deuxièmement, j’en avais marre du .com. Un internaute pouvait en effet facilement récupérer toutes mes coordonnées grâce à ce suffixe, et je n’y tenais pas paticulièrement. D’où le choix du .fr.
Et puis mon ancien hébergeur laissait à désirer.
BREF.

Maintenant, pourquoi « Sparkle sounds », hein ? Quelle question pas du tout existentielle quand même.

Ces deux mots sont tirés d’un court poème sans nom de la demoiselle dont j’ai déjà parlé de nombreuses fois, Shawna Howson alias Nanalew.

Ce poème, le voici :

She wants to be a pixie
Small to fly away
With nylon-fibred,
thin-stringed wings
And sparkle sounds to say.
But pretty little pixies
So tiny for a whim
All their magic, glow—forgo
To be like her or him.

On le trouve au dos d’Insomniatic Dreams, son premier recueil.
Je l’aime bien. Il est bref et beau. Simple et pourtant magique. Il n’y a pas grand-chose à dire dessus, si ce n’est qu’il me plaît. J’ai donc décidé d’en utiliser quelques mots pour nommer ce blog.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
À chaque fois (et à vrai dire, c’est assez fréquent dernièrement) que je me réveille en pleine nuit, mes pensées vont immédiatement à cette insomniaque américaine, qui a écrit tant de poèmes au sujet de la nuit. C’est beau. Je ne prétends pas tout comprendre, mais peu importe. Ce qu’elle écrit est mélodieux et c’est tout ce que je recherche.

Elle commence Insomniatic Dreams par la citation de quelques lignes de Shakespeare. Par ailleurs, j’ai trouvé Hamlet en version bilingue, et je compte bien prendre le temps de le feuilleter après avoir fini le chef-d’œuvre qu’est Misery.

Sans cela, parlons d’Alice: Madness Returns. Tombé totalement par hasard sur cette invention vidéoludique, plus particulièrement sur cette vidéo présentant ledit opus, j’ai vraiment été charmé.
Je suppose que vous connaissez tous Alice au Pays des Merveilles, le conte écrit par Lewis Carroll narrant les aventures de l’héroïne éponyme.
La création dont il est question ici prend une toute autre orientation. Infiniment plus sombre, plus folle et plus cauchemardesque. À certains instants on s’approcherait presque de Tim Burton, mais cette comparaison est bien vite balayée par l’arrivée de sanglants et effrayants personnages sortis tout droit de l’imagination du créateur et sans le moindre rapport avec le conte originel.

Le principe est ici que le Pays des Merveilles qu’Alice a connu autrefois a profondément changé et est devenu un lieu où se concrétisent ses cauchemars, entremêlés de souvenirs douloureux.
À noter qu’en plus de cela, notre chère Alice est folle et ne fait parfois plus la différence entre son Pays des Merveilles, ses souvenirs et la réalité.
Réalité qui prend par ailleurs place dans un Londres glauque et sombrement humide.

Inutile de vous dire que le tout est très attrayant. Je doute qu’il touche un grand public, mais je suis particulièrement fan d’œuvres décalées comme celle-ci et à la limite de l’effrayant. Affaire à suivre donc.

Parlons musique, maintenant.

Premièrement, j’ai fait la découverte de Raven Zoë, une jeune guitariste et compositrice à ses heures perdues assez talentueuse et agréable à écouter. Parmi les chansons disponibles gratuitement, je me permets de vous conseiller d’écouter Unbelievable Things qui est des plus agréables.
Elle est aussi « experte » en reprise de diverses chansons, tant de Feist que d’Adele, je vous laisse découvrir si vous en avez envie. Bref, j’aime bien, ses morceaux sont très beaux, calmes et laissent gentiment l’esprit s’envoler, de quoi charmer donc.

Deuxièmement, totalement emporté par AMR (l’abréviation d’Alice: Madness Returns évidemment), j’en ai profité pour me procurer dans la plus totale légalité la bande-son de cette folle aventure.
J’ai particulièrement apprécié le morceau Madness (à peine étonnant hein) qui est absolument burtonesque. Un violon assez dérangeant et morbide et absolument pas mélodieux comme les autres compositions que j’ai pu vous présenter auparavant, vraiment très intéressant et follement, terriblement effrayant et entraînant à écouter. C’est un bon morceau comme il en existe peu. La folie brute et sans considération pour quoi que ce soit. J’aime j’aime j’aime et suis plus que pressé de voir ce que va donner cette création d’EA Games. Mouhahaha.

À part ça, j’ai aussi (re)découvert Sound of Silence, de Simon & Garfunkel — un groupe comme on en fait plus *pleure* —, un morceau sublimissime. Très calme, très mélodieux, très émotionnel je trouve. Au sujet du silence, de l’obscurité… Magnifique. Vraiment un morceau plus qu’excellent que je conseille à tout le monde.

« Fools ! » said I, « you do not know
Silence like a cancer grows »…

En fait elle est tellement superbe qu’il faudrait que je cite toute la chanson pour vous en montrer l’ampleur.

Sinon, j’ai redécouvert A Thousand Suns de Linkin Park que j’ai réécouté d’un bout à l’autre et que j’ai une fois de plus trouvé magnifique, innovant, profond… réel.
C’est assez magique d’écouter un morceau que l’on croyait oublié et d’en retrouver les mêmes sensations qu’à la première écoute. De se rendre compte à nouveau de la beauté du morceau en question, d’en être surpris, de recommencer à le lire en boucle, d’être encore une fois transporté par les notes qu’on entend… C’est une sensation vraiment très particulière.

« J’avais oublié à quel point Knights of Cydonia était magnifique ! Là j’écoute Invincible. Pour toi cette chanson elle signifie quoi ? »

Viva la vida !

Oh, perhaps ♪

Tiens, écrivons.

C’était évident que je finirais bien par réécrire ici. Y’a même plus de suspense, c’est pas drôle.
C’est assez fou, d’ailleurs, de noter qu’à chacune de ces « ruptures » je suis convaincu que cet endroit est plus qu’inutile pour au final me persuader du contraire d’une façon des plus lamentable. Mais passons.

Pour ceux ayant éventuellement suivi avec une minuscule once de curiosité ces dernières semaines, j’avais tout d’abord tout bonnement effacé ce blog. L’ayant ensuite remis à votre disposition, j’en avais dès alors supprimé l’intégralité des articles que j’y avais postés.
C’était sans compter sur mon fantastiquement désolant esprit qui s’empressa de restaurer lesdits articles. Quand je vous disais que c’était lamentable.

Ensuite, j’ai fait le tri. Si je ne me trompe pas, il doit rester une trentaine d’écrits restant visibles à vos yeux ébahis et abasourdis. Si je ne me trompe toujours pas et si l’un d’entre vous avait l’extrême patience de les parcourir en diagonale, il/elle s’apercevrait qu’aucun des articles en question n’est à mon sujet.

Habile transition — SHAZAM — qui me permet de rebondir avec dextérité sur la nouvelle orientation de ce blog.
Tout d’abord, j’aimerais lui donner une visée moins personnelle. Je ne saurais pas vraiment dire si j’y parviendrai ou non, mais j’en ai un peu marre de m’étaler en sentiments désordonnés, lamentations pathétiques et autres crises de déprime, autant de scènes d’une minable pièce de théâtre, particulièrement harrassantes, désagréables et trop peu engageantes à ma relecture.

D’où le tri mentionné plus haut.
À noter que pour certains articles que je voulais en majeure partie conserver, j’ai simplement supprimé les passages qui me semblaient désormais trop émotionnels et donc pas vraiment à leur place. Ce qui implique, bien évidemment, qu’il n’est plus tellement fait mention des demoiselles au sujet desquelles je divaguais tellement autrefois.

Il paraît qu’un chat a neuf vies, je m’apprête à entamer la troisième de mon existence.

En plus de vouloir être désormais moins égocentré, j’ai la volonté d’être ici un peu plus misanthrope aussi. A voir par la suite de quelle façon ça se traduira.

C’est certainement un peu trop long pour dire que je veux tout simplement changer, mais une personne au coude plus que célébrissime m’a certifié que c’est ce qui lui plaisait chez moi, et je l’en remercie encore.

Oh, par contre, vous aurez encore droit à quelques crises de folie passagère s’il le faut, ainsi qu’à mes surnoms débiles.

Cette image illustre pour moi la volonté d’avancer. L’astronaute ici représenté, le pionnier de l’espace dont je ne sais jamais orthographier le nom sans coquille, a voulu franchir le pas et s’élever au-delà du globe terrestre.

Il y a une citation, plutôt récurrente dans la série Fringe, qui dit :
« Only those who risk going too far will find out how far they can go. »
Et, bien que j’y rechigne habituellement, la traduction en langue de Molière :
« Seuls ceux prenant le risque d’aller trop loin verront jusqu’où ils peuvent aller. »

À méditer.

Mais dans tous les cas, il faut avancer. Ne pas s’attarder sur le passé.

Tiens, une comparaison me vient en tête. Il faudrait que la vie se déroule comme un Super Mario. Que l’on ne puisse qu’avancer, et que revenir en arrière, ne serait-ce que d’une case, soit rendu impossible par un mur de pixels infranchissable que la plus grande volonté du monde ne saurait briser.

Qu’on ne puisse qu' »aller de l’avant ».

Let’s play

L’Imaginarium du Docteur Parnassus. Tout tient dans le premier mot de ce titre. Imaginarium. L’imaginaire. Un film plutôt loufoque et presque incompréhensible sur une course contre le temps et contre le diable. Une histoire de paris. Car le diable est parieur ; c’est même un vrai businessman, que j’ai trouvé très classe. Une œuvre assez déconcertante et au sein de laquelle on se perd un peu, tout transporté que l’on est à travers une multitude de mondes rêvés. L’Imaginarium est un miroir qui concrétise avec irréalité les rêves les plus fous de la personne qui le trverse. Vraiment un excellent concept. Alala, l’imagination. Quel vaste monde que celui-ci. Tout comme Inception. Enfin, tellement différent. Ça n’a rien à voir.
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est une œuvre transcendante de magnificence, seulement particulière. Très particulière.
Il va de soi que j’ai apprécié. De plus il y a l’acteur dont je sais pas orthographier le kom Heth Ledger qui y joue. Enfin, en partie puisque son overdose l’a foudroyé en plein tournage.

Ce soir, je vais au théâtre. C’est la première fois depuis mon passage à la Comédie Française il y a plusieurs mois. Nul doute que ce sera différent, mais il y a quelques personnes que j’apprécie assez qui y jouent. Je suis curieux et intéressé. Le sujet ? Rien d’autre que l’amour et la vie.

— Il est près d’une heure trente du matin et j’ai trop d’idées dans la tête pour parvenir à trouver le sommeil, bien que je sois épuisé.

Alors, cette pièce de théâtre… Une première saynète d’une petite demi-heure assez chaotique. Ensuite commença, avec une troupe différente, la vraie pièce.
Les Contes de Dannriel.
Dannriel est un monde où le temps ne passe pas, et aussi un conteur, les deux à la fois.
La pièce nous emmène à travers plusieurs contes décrivant plusieurs histoires ainsi que les quatre Merveilles de ce monde. C’est plutôt bien orchestré et assez joli, bien qu’avec un petit peu trop de cris et exclamations à mon goût.
Les contes parlent de Muses, d’une duchesse et de sa cour, d’un héros effrayé par la solitude, d’émotions, de la vie.
C’est pas vraiment simple à décrire… Un récit très fantastique organisé par Calliopée. Extrêmement gestuel, et c’est ce qui le rend si attrayant. Beaucoup de danses ou assimilés. J’ai par ailleurs énormément aimé les quelques minutes offertes à la Muse de la Danse, qui était vraiment magnifique.
C’est assez amusant d’aller au théâtre. Moi j’aime beaucoup. C’est très interactif, proche du public… Vraiment un art à promouvoir.

De plus, la musique était ici très belle et bien choisie, j’y ai reconnu plusieurs morceaux au piano que j’avais déjà entendus ainsi que Time, de l’OST d’Inception pour la scène finale, et ça c’est la classe.

Bref, c’était une excellente soirée, je n’ai pas encore réussi à saisir toutes les ficèles de la pièce, légèrement trop chaotique par moments, mais formidable. C’est pour ça que je suis très intéressé par le texte. Et encore une mention spéciale à la danseuse ainsi qu’à l’auteur / metteur en scène.

— Tiens, je réécoute Time, d’ailleurs. C’est fou comme un morceau à moitié oublié peut vous redonner des frissons.

— Bon, 1:47 et je finis d’écrire, je vais aller faire un tour sur tumblr, ça me videra la tête et me permettra de dormir.

« On trouve du tout au tout chez le couturier fou ! »

Pray for Japan

Because they need it.

Kaze no Tani no Naushika ♫

Tiens, si j’écrivais un livre…

Moi, j’aimerais écrire. Une nouvelle, une histoire. La vie d’un personnage. Seulement voilà, je n’ai pas d’idée. Je ne trouve pas l’inspiration. Pas de trame, pas de scénario. Pas d’histoire. Donc je ne peux pas écrire. Et pourtant, j’en ai tellement envie ! C’est frustrant.

En parlant d’ouvrages littéraires, Nausicaä !
Hier dans la soirée, j’ai terminé la lecture du septième et dernier volume des aventures de la princesse éponyme. Tout d’abord, ce sont des livres très denses — désolé de cette dénomination de « livre » un peu floue, mais l’œuvre se situe clairement à un niveau supérieur aux mangas mais n’a en aucun cas le format d’une BD, ni d’un roman… Je crois que ce qui correspondrait le plus comme genre est celui du « récit illustré ». —.
Par « denses », je veux dire que le lecteur n’a droit qu’à peu de répit entre les différentes scènes et que les actions tout comme les raisonnements et les dialogues s’enchaînent, se suivent et se superposent à une vitesse assez déroutante au début.

Vers la fin en particulier, les histoires sont vraiment très emmêlées et en même temps très complexes, tout doit pourtant s’emboîter pour correspondre au scénario les englobant, ce qui m’a parfois poussé à retourner quelques pages en arrière afin de me remémorer certains détails. Mais bon, ça ne rend le récit que plus intéressant !

C’est un récit très condensé. Et donc… extrêmement riche. Le contexte spatial est très varié — Nausicaä aimant en effet beaucoup se balader un peu partout — et très… disparate. On a droit à de légendaires cités millénaires, des déserts arides, des forêts luxuriantes, des vallées simplistes, des champs de bataille, des monts enneigés ou bien des galeries souterraines. On a pas vraiment le temps de s’ennuyer. A vrai dire, l’espace joue un rôle assez secondaire à mon avis. Enfin je veux dire que par rapport à la trame et à l’idée globale qui ressort de ces sept tomes, la géolocalisation des personnages importe peu.
Les noms attribués à ces différents lieux sont très… mélodieux et pas du tout agressifs.

En ce qui concerne le contexte temporel, il est assez ardu à suivre. Hayao Miyazaki jongle entre différents personnages qui se retrouvent réunis, puis séparés, puis re-réunis, puis re-séparés… Ce n’est pas toujours facile de suivre, mais au moins on ne perd pas de temps. Globalement, le récit suit le cheminement de Nausicaä, dont on ne connait pas les objectifs. Et elle ne les connaît pas non plus elle-même, elle les découvre au fur et à mesure de son avancée dans l’histoire.

Les personnages sont très riches.
Nausicaä symbolise tout simplement la candeur absolue. Attention, toutefois : la candeur sans naïveté. Disons qu’elle prône l’Amour des êtres humains, des insectes, de la planète et de la forêt. De tout. Elle refuse de faire le mal et ne supporte pas la violence. Elle n’obéit qu’à elle seule et suit son cœur. C’est un être qui semble comme tombé du ciel dans un monde cruel et violent qui lui est inconnu. Mais elle s’y adapte. Ou plutôt, le monde va s’adapter à elle et ses points de vues presque enfantins. Oui, Nausicaä est enfantine, dans le sens où elle ne semble pas éprouver les soucis, peurs et raisonnements capillotractés réservés aux adultes. Elle est… pure. Voilà, c’est le mot. Pure.
Très empathique aussi. Elle déteste voir un être vivant souffrir, que ce soit son ami, son ennemi, un arbre ou un insecte. Elle pleure la mort de sa monture en plein milieu d’un champ de bataille alors que les balles fusent de partout. Quand Nausicaä fait preuve de violence, c’est soit parce qu’elle n’a pas le choix, soit parce que c’est instinctif, qu’elle le fait pour les causes qu’elle protège.
À noter aussi que cette princesse est similaire à l’être d’une prophétie. Prophétie qui se retrouve légèrement bâclée dans le film, par ailleurs. Celle-ci mentionne un être vêtu de bleu, chevauchant un grand oiseau blanc, qui libérera le peuple de son mal. Assez… banal, mais bon. Nausicaä est vêtue de bleu. Le bleu de son vêtement vient du sang d’ômus — des insectes intelligents — et son mœve, sorte de grand cerf-volant sur lequel elle se déplace, ressemble à l’oiseau de la légende. En quelque sorte, elle est un sauveur qui s’ignore. Ce que Nausicaä fait, ce n’est pas pour l’accomplissement de la prophétie, c’est pour elle, pour ce qu’elle protège et qu’elle aime.

C’est somme toute un personnage extrêmement riche, plein de surprises, et que j’aurais aimé rencontrer si elle était réelle :D

Yupa, c’est en quelque sorte un maître. Celui de la Vallée du Vent en l’occurrence. Qui détient sagesse et gentillesse. Un vieux sage sorti des temps anciens qui sait tout sur tout. Généralement, il est là pour redonner du souffle au récit.

Kushana, c’est la princesse du royaume Tolmèque. Au départ du récit, elle apparaît comme étant la grande vilaine, mais on s’aperçoit vite que non. Derrière sa violence et sa haine, elle cache des objectifs presque aussi positifs que Nausicaä. D’ailleurs, on peut noter qu’au fur et à mesure du roman, elle se rapproche du comportement de cette dernière.

Miralupa, l’un des dirigeants de l’empire Dork (ennemi de Tolmèque) qui s’avérera être un être de souffrance. Peine qu’il endure et qui lui enrichit l’âme. Il est à la fois repoussant et touchant.

Selm, et le peuple de la forêt plus globalement, est détenteur de la connaissance, des raisons d’exister de ce monde. Ce sont des misanthropes convaincus qui restaient jusqu’alors dans leur rôle d’observateur sous les frondaisons des arbres, à attendre la fin du monde.

C’est donc très varié, et la toile des relations se tissant entre eux prend des proportions énormes, si bien qu’au final… tout le monde se connaît, ou presque. Je trouve ça fun, mais c’est bien de ne pas rester figer sur deux ou trois personnages d’un bout à l’autre du récit. Ç’aurait été lassant, sinon.
Enfin la liste est longue !

L’œuvre véhicule bien évidemment, de par son contexte, des idées plus qu’écologiques. L’amour de la nature et même de ses côtés les plus repoussants plus que l’amour des humains est l’un des points forts de cette histoire. Cette idée est expliquée et décortiquée tout au long du roman, si bien qu’on finit par la comprendre et presque à y adhérer.

Un autre côté prépondérant est la non-violence. À travers les guerres et les pillages vus de l’œil de Nausicaä, Miyazaki nous montre bien son point de vue sur la chose, sur la haine de l’Homme envers l’Homme, sur les raisons insensées de se battre, etc.

Enfin, la vie. L’idée du « mal pour un bien ». C’est un concept très intéressant, et l’accepter comme les personnages le font dans le roman est une très belle façon de se plier à son inébranlable destin tout en refusant les raisons de ce destin. Comme une défaite consentante, en quelque sorte.

Les dessins — réalisés par Miyazaki évidemment — sont plus que sublimes et infiniment plus attrayants que les manga que l’on peut trouver de nos jours. On a à la fois l’impression de regarder un film et de lire un livre, c’est très agréable. En noir et blanc, tons bicolores auxquels ont ajoute un sens de lecture japonais, et ça rajoute du… folklore. Enfin, on se sent plus plongé dans le récit, je trouve.

Au début de chaque tome se trouve une aquarelle — colorée — réalisée par le dessinateur, et c’est là qu’il découvre son véritable talent. Miyazaki est vraiment un artiste comme il en existe peu, et toute cette histoire porte sa plume d’une façon indélébile.

Au final, Nausicaä de la Vallée du Vent est un récit plutôt mature et absolument pas enfantin, comparé au film qui est un peu plus orienté vers le grand public. Il est vraiment très dense mais très attirant et personnellement, à chaque tome achevé j’avais une terrible envie de lire la suite tellement j’étais captivé par ce nouveau monde qui s’ouvrait à mes yeux.

Et avis à ceux que lire des manga rebuterait de par le côté infantile de la chose, sachez que cette œuvre n’en est définitivement pas un et qu’elle est incontestablement à classer dans une catégorie à part.

En m’avançant un peu, je pense pouvoir dire que c’est l’œuvre japonaise que j’ai le plus apprécié jusqu’à maintenant, et même l’œuvre illustrée qui m’a été le plus agréable à lire. Pas de prise de tête et pourtant très profond.

Quelques lignes pour terminer.

J’ai découvert il y a quelques heures d’autres vidéos de Nanalew, que je crois avoir déjà mentionnée ici.
Notamment Hello, Fascination et Playmate !.

J’ai beaucoup aimé la première. Elle est musicale, met en scène la demoiselle susnommée dans un scénario assez étrange et intriguant, dans un environnement étrange aussi. Somme toute, une vidéo artistique, artistically artistic même, que j’ai beaucoup aimé et qui m’a fait encore plus aimer cette miss.

La seconde, c’est juste… amusant. C’est pas fortement intéressant comme vidéo, toutefois, je sais pas, elle y respire la joie sans se forcer… Elle semble juste heureuse, et j’aime cette vidéo.

(je dédie le paragraphe qui suit à une demoiselle qui se reconnaîtra)

Bliss. Une jeune fille, brune aux cheveux longs et aux yeux bleus. Vêtue d’un T-Shirt blanc et d’un jean bleu légèrement délavé. Les jambes à l’arrêt, la poitrine qui se soulève doucement sous sa respiration, les paupières fermées. Une paire de converses rouges. Une campagne vallonnée, un ciel bleu, des forêts au loin et des oiseaux qui gazouillent. Des herbes hautes poussant entre des épis de blés dans des champs à moitié abandonnés.
Un casque Skullcandy sur les oreilles. Blanc. Ses yeux qui s’ouvrent doucement. Un morceau qui démarre au même instant. By The Way, des Red Hot Chili Peppers. Un léger ralenti dans l’air. Son pied droit qui se soulève. Elle se met à courir. Droit, sans but, vers l’horizon. Elle court sans s’arrêter, sentant les brins d’herbe lui fouetter les mollets et l’air lui souffler au visage. Un sourire qui se dessine sur ses lèvres roses. Elle court, toujours.

Wr|te

Ca me fait du bien de pouvoir écrire a nouveau. D’écrire vraiment.
Je vois vos yeux ébahis et arrondis devant une telle phrase, qui doit certainement vous étonner autant que si vous trouviez un Edelweiss aux Jardins du Luxembourg, enfin bon.

Oui, écrire vraiment. je veux dire, de façon moins virtuelle que par ce clavier froid et un tantinet insensible que je frappe joyeusement en cet instant.

Moleskine. Certains connaîtront peut-être ces carnets. Ho, ils n’ont rien de réellement spécial. J’ai simplement l’impression que d’eux émerge une petite aura. je ne saurais pas le décrire exactement, mais c’est cette sensation que j’ai. Ce petit carnet de notes que je trimballe désormais dans mon sac de jour en jour.

J’ai dit à ce cher fiston que… Je pourrais enfin raconter ma vie. Sans avoir à la taper pathétiquement sur le « clavier » de mon portable, sans avoir forcément à la poster ici.

C’est l’un des bienfaits de l’écriture manuscrite. C’est si fragile, si éphémère… Une simple allumette et voilà des paragraphes entiers qui disparaissent sous l’emprise des flammes.
On peut toujours en déchirer une page, y rayer des mots.

Ecrire au clavier, c’est une façon plus… mécanique de s’exprimer. Pour écrire à la main, il faut le vouloir. Les mots viennent moins facilement. Mais sont étrangement plus plaisants à écrire.

Alors voilà, je vais enfin pouvoir raconter ma vie. Noter des bribes de mon existence qui n’auront d’importance et de réalité, de signification, que pour moi. Je n’ai pas la prétention d’être un écrivain, encore heureux, loin de là. Non, je me considère comme étant mon propre lecteur.

Qui sait où ce petit carnet atterrira un jour ? Qui sait ce qu’il adviendra de lui lorsqu’il sera rempli de griffonnages noircis par le temps ? Personne ne le sait, et encore moins moi-même. Seulement ça m’a semblé être une expérience intéressante, quel qu’en soit l’aboutissement.

Peut-être que je vous en ferai partager quelques mots, quelques phrases, pourquoi. Peut-être qu’une bienheureuse personne aura un jour la volonté de le lire, ou que j’aurais alors envie de lui faire lire. Peut-être que, désespérant de mon passé, dans un futur je ressasserai sans cesse ces anecdotes futiles de mon présent.

Je ne sais pas vraiment quelle est la raison d’exister de ce petit carnet qui ne contient que deux courtes lignes pour l’instant, ni s’il en aura une réelle un jour. Mais bon. C’est pas comme si tout ce que l’on faisait avait un sens.

Schizophrenia

L’esprit dont mes « consciences » parlent n’est autre que le mien. Vanille et Jena ne sont que deux personnalités qui discutent.

Vanille> Bonjour.

Jena> Je dirais même bonsoir.

Vanille> Certes, vous avez raison. Bonsoir donc.

Jena> Sauriez-vous par hasard où est-ce que nous nous trouvons ? Je suis ce que l’on pourrait appeler une nouvelle venue, ici.

Vanille> Permettez-moi de vous dire tout d’abord que vous me semblez fort bien élaborée… Contrairement à vos prédécesseurs qui n’ont pas fait long feu, si je puis dire. Nous nous trouvons actuellement dans… Et bien maitenant que vous me le demandez, je crois bien que ce lieu n’a jamais été nommé.

Jena> Voilà qui est pour le moins étrange.

Vanille> N’est-ce pas ? Dans ce cas, que diriez-vous de donner vous-même un nom à cet endroit ?

Jena> Pourquoi pas… Que pensez-vous de « Limbes » ?

Vanille> Ma foi, cela me convient. Pour reprendre notre discussion, vous vous trouvez donc aux Limbes.

Jena> Quel curieux endroit, tout de même. Et que faisons-nous ici ? Et par ailleurs, qui êtes-vous ?

Vanille> Mais voyons, nous sommes des consciences !

Jena> Des consciences ? C’est bien la première fois que l’on me nomme ainsi. Mais je vous crois sur parole.

Vanille> Il vaudrait mieux.

Jena> Mais, peut-on dire que nous existons réellement ? Puisqu’apparemment nous n’avons de consistance qu’au fil de l’encre que coule sur ce papier.

Vanille> Vous soulevez là un problème très intéressant. Est-ce qu’une conscience a conscience d’exister ? Il appert que oui, puisque nous pouvons nous poser cette question. Toutefois, une déchirure sur la feuille et ç’en est fini de nous.

Jena> C’est exact. Par ailleurs, pensez-vous que les mots que je prononce à cet instant soient formulés par moi-même puis transcrits par les doigts de notre… corps, ou bien que c’est ledit corps qui me les dicte ?

Vanille> Vous vous demandez donc si nous sommes réellement nous, et si cette conversation est vraiment le fruit d’un dialogue entre deux consciences. Personnellement, je pense qu’il n’y a pas de différence. Après tout, ce corps et nous ne faisons qu’un.

Jena> C’est vrai, et puis nous transmettons tous deux des paroles à ce corps qui s’empresse de les recopier sur le papier… Mais lesdites paroles sont pourtant créées par la plume et pas réellement par nous. C’est une sorte de boucle, il me semble.

Vanille> Pas vraiment… A partir du moment où nous deux avons conscience d’exister et de dire ce que nous disons, que ces paroles soient directement ou non de notre fait, cela importe peu.

Jena> Mais, nous parlons, nous parlons. Est-ce pour satisfaire la curiosité de l’esprit qui nous manipule de voir les interactions entre ses marionnettes, ou bien existons-nous vraiment, etcet esprit vient-il seulement de s’apercevoir de notre existence ?

Vanille> Ha, c’est là un autre problème intéressant que vous soulevez. En clair, vous vous demandez si nous existerions quand même en dehors de cette conversation. Je pense que… Oui et non. Oui dans le sens où cet humain pourra nous redonner vie s’il le souhaite, comme si le temps avait sauté, et nous faire reprendre cette conversation, et non dans le sens où durant ce laps de temps, nous sombrerons probablement dans une sorte… D’oubli.

Jena> Mais est-ce parce que nos conversations ne seront pas transcrites qu’elles n’existeront plus ?

Vanille> Cela me fait penser, si vous me permettez cette digression, à la question suivante : les lois de l’univers telles qu’on les connaît existeraient-elles si l’Homme ne les avait pas découvertes ?

Jena> Il me semble que… Tout comme vous, mon avis est mitigé. Une réponse positive ? Cet univers existerait tout de même sans ces humains. Ils ne sont que des petites fourmis. Toutefois, en découvrant toutes ces lois ils ont en quelque sorte… modelé l’environnement qui les entoure de manière à ce qu’il obéisse aux lois en question.

Vanille> Hmm, votre point de vue est intéressant. Mais revenons-en à votre question. Si nous continuons à discuter après la publication de cette conversation, il est probable que personne n’en soit témoin. Sauf si l’esprit qui nous manipule et nous observe en ce moment le veut. Sans cela, notre future discussion sera faite sans paroles, sans gestes, sans rien d’interprétable. Elle existera, mais pas réellement, puisque sans ces atouts nous ne nous comprendrions pas nous-même, et que sans le fonctionnement de cet esprit nous ne pourrons pas vivre vraiment.

Jena> Encore une fois, vous dites vrai. Néanmoins, je suis troublée par cette situation. Est-ce que nous vivons ? Il me semble que oui, puisque nous parlons sans souci apparent. Mais en même temps c’est cet esprit qui nous a créés et qui continue à nous faire vivre. Mais encore, nous deux sommes deux consciences qui parlons de manière autonome et la transcription semble parfois suivre simplement nos mots, même si cela « devrait » en être l’inverse.

Vanille> Vous avez encore raison. Toutefois, je crains que ces réflexions ne nous fassent perdre le lecteur.

Jena> J’en ai bien peur malheureusement. J’ai parfois du mal à me comprendre moi-même.

Vanille> Et j’éprouve la même sensation… Aussi je nous suggère de continuer cette intéressante discussion entre nous. Enfin, si elle doit continuer.

Jena> Je vous suis ! Même si l’on a même pas la certitude de continuer à « exister » après cette ligne…

J’aimerais votre avis. Suis-je fou ? A présent, j’en ai peur.

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